2 min de lecture Santé

Aveugle depuis une opération faite par erreur, un octogénaire sourd indemnisé

En 2011, un homme aujourd'hui âgé de 80 ans a subi une lourde opération de l’œil après avoir répondu au mauvais nom dans une clinique de Limoges. Le tribunal vient de condamner la clinique et plusieurs médecins à l'indemniser.

Un homme a été opéré par erreur d'un œil dans une clinique de Limoges. (photo d'illustration)
Un homme a été opéré par erreur d'un œil dans une clinique de Limoges. (photo d'illustration) Crédit : PASCAL PAVANI / AFP
Anne-Sophie Blot
Anne-Sophie Blot

Opéré d'un œil par erreur, un octogénaire originaire de la Creuse vient, en partie, d'obtenir justice. Le tribunal de Limoges (Haute-Vienne) a condamné la clinique Chénieux et plusieurs médecins à l'indemniser, rapporte le Parisien. En 2011, cet homme prénommé Gaston devait subir une opération bénigne de la paupière. Avant l'intervention, il avait été prié d'enlever ses appareils auditifs. Mais à cause de sa surdité, il avait répondu à tort à l'appel du nom d'un autre patient.

Gaston avait ainsi subi une vitrectomie (ablation du corps vitré) de l’œil droit à la place d'un autre patient, sans que la chaîne de contrôle de son identité ne détecte qu'il s'agissait de la mauvaise personne. L'erreur avait été constatée le lendemain par l'équipe médicale. Depuis 2014, l'octogénaire creusois, atteint en outre de cataracte et de dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA), une maladie de la rétine, a constaté une baisse brutale de ses capacités visuelles. Il souffre aujourd'hui d'une cécité quasi totale.

1.500 euros d'indemnités

Selon Gaston, sa déficience visuelle est la conséquence de cette erreur médicale. Il a donc saisi la commission régionale de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux (CRCI). Cette dernière l'a débouté, estimant que même si la vitrectomie subie à tort a précipité l'évolution de sa cataracte, la perte de ses facultés visuelles était avant tout la conséquence naturelle de la DMLA dont l'homme souffre depuis 2007.

Gaston s'est donc tourné vers la justice pour demander une contre-expertise. La chambre civile du tribunal de Limoges, qui a examiné l'affaire le 22 juin, l'a débouté, mais a toutefois estimé que son préjudice était réel. Dans un jugement du 15 juillet, elle a condamné la clinique, ainsi que deux des trois médecins mis en cause dans l'erreur médicale, à verser chacun 1.500 euros au patient et à s'acquitter des frais de justice. Le troisième médecin avait déjà négocié, de sa propre initiative, une indemnisation à titre individuel avec Gaston.

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