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Aulnay-sous-Bois : nouvel élément dans l'enquête sur les accusations de viol

Info RTL INFO RTL - Selon une source proche du dossier, la vidéosurveillance a permis de dévoiler un élément important dans l'enquête sur les accusations de viol qui pèsent sur les policiers d'Aulnay-sous-Bois.

Un véhicule de la police nationale (Illustration)
Un véhicule de la police nationale (Illustration)
Crédit : ERIC PIERMONT / AFP
Micro RTL (illustration)
Guillaume Chieze
Journaliste

Que s'est-il passé à Aulnay-sous-Bois dans la soirée du 2 février ? Quatre policiers du commissariat de cette commune de Seine-Saint-Denis sont soupçonnés de viol en réunion sur un jeune homme de 22 ans, interpellé dans le quartier de la Rose-des-Vents dans la nuit du 2 au 3 février. Ils ont été placés en garde à vue par l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), la "police des polices". 

D'après les déclarations du jeune homme, lors de son interpellation, l'un des quatre officiers de police a tenté de le maîtriser et lui aurait introduit une matraque télescopique dans l'anus. Selon une source proche du dossier, l'exploitation de la vidéosurveillance a permis de dévoiler un élément important dans l'enquête. 

La scène retrace le contrôle d'identité qui a mal tourné entre Théo, 22 ans, et un fonctionnaire, jeudi 2 février, en fin d'après midi. Sur les bandes, on voit le jeune homme s'en prendre aux policiers, puis glisser par terre. À ce moment là, son pantalon de jogging glisse tout seul, le laissant en caleçon. Pris dans la confusion et les gaz lacrymogènes, un fonctionnaire adresse clairement un coup horizontal en direction du postérieur du jeune homme. Ce coup de matraque n'est pas conforme aux usages dans la police qui prévoient l'utilisation de la matraque de manière verticale.

Le jeune Théo souffre d'une plaie longitudinale du canal anal, profonde de 10 cm, ainsi qu'une section du muscle sphinctérien. L'enquête doit maintenant démontrer s'il y a ou non intentionnalité de la part du fonctionnaire d'insérer sa matraque dans l'anus de la victime. Si oui, les faits de viols pourraient être retenus. Dans le cas contraire, il s'agira de violences.

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