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Attentat déjoué à Paris : le langage codé des suspects fascine les enquêteurs

REPLAY - Sid Ahmed Ghlam, soupçonné d'avoir planifié des attentats contre des églises à Villejuif, utilisait des techniques de dissimulation qui ont surpris les enquêteurs.

Les terroristes présumés s'envoyaient des messages truffés de "blancs" (illustration)
Les terroristes présumés s'envoyaient des messages truffés de "blancs" (illustration)
Crédit : Thinkstock
Attentat déjoué à Paris : le langage codé des terroristes présumés fascine les enquêteurs
01:31
micros
La rédaction numérique de RTL

Sid Ahmed Ghlam, soupçonné d'avoir voulu commettre un attentat contre une ou plusieurs églises de Villejuif (Val-de-Marne), a entamé sa sixième journée de garde à vue ce vendredi 24 avril à l'Hôtel Dieu, avant d'être déferré devant les juges en début d'après-midi. Son mutisme ne permet sans doute pas aux enquêteurs d'en savoir beaucoup plus. En revanche, les investigations ont permis d'établir qu'il n'avait pas agi seul. Plusieurs complices sont d'ailleurs encore recherchés. L'enquête révèle notamment que Ghlam et son entourage communiquaient dans un langage codé, extrêmement sophistiqué.

Ce langage fascine les enquêteurs, pourtant rodés aux techniques de dissimulation des terroristes. Il faut dire que Sid Ahmed Ghlam, sa compagne et leurs deux complices, basés pour l'un en Syrie, en France pour l'autre, s'étaient transformés en petits génies de l'informatique.

Renforce la conviction des enquêteurs que la mission était bien ficelée

Pendant les jours et les semaines qui ont précédé l'attentat programmé dimanche dernier contre une église de Villejuif, tous ont dialogué comme le font habituellement des espions des services secrets. Pour s'envoyer des textos ou des e-mails, la petite bande utilisait des fichiers informatiques de stockage, de type Dropbox. Les mots de passe, qui changeaient en permanence, étaient, eux, envoyés sur des systèmes de messagerie instantanée, que les services de renseignement ont encore techniquement du mal à surveiller.

D'après un enquêteur, chaque message était truffé de blancs, de phrases à trous qui n'ont aucun sens en français. C'est tout un travail de décryptage qui est en cours mais il renforce évidemment la conviction des policiers que sa mission était coordonnée et préparée depuis longtemps

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