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Attentat de Nice : "Paris Match" attaqué pour la publication de photos

Le parquet de Paris a assigné "Paris Match" pour obtenir le retrait du numéro publié jeudi, contenant des images de vidéosurveillance de l'attentat de Nice. Les familles de victime avaient fait part de leur indignation.

Hommage aux victimes de l'attentat du 14 juillet sur la promenade des Anglais à Nice, trois mois après l'attaque
Hommage aux victimes de l'attentat du 14 juillet sur la promenade des Anglais à Nice, trois mois après l'attaque
Crédit : ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP
Océane Blanchard & AFP

Les associations de victimes de l'attentat du 14 Juillet à Nice se sont élevées contre le numéro de l'hebdomadaire Paris Match, paru ce jeudi 13 juillet. En  cause, des images de la vidéosurveillance du soir de l'attentat, qui "portent atteinte à la dignité des victimes et de leurs proches". 

Le parquet de Paris a assigné l'hebdomadaire en référé pour obtenir en urgence le retrait des numéros de la vente, et "l’interdiction de diffusion sous tous formats, notamment numérique" a communiqué le Ministère public. Une enquête est également ouverte pour "violation du secret de l'instruction et recel". 

Les photos publiées sur une double page provenaient des "bandes de vidéosurveillance de la ville de Nice et placées sous scellés" indique dans un communiqué Maître Eric Morain, l'avocat de la Fédération nationale des victimes d'attentats et d'accidents collectifs.

Paris Match défend la liberté d'informer

Le directeur de la rédaction de l'hebdomadaire, Olivier Royant, a publié un texte sur le site du journal, précisant qu'il s'agit "de vues de loin, de plans larges, sans identification possible des victimes ni atteinte à leur dignité. Elles sont publiées dans un souci de compréhension des événements." 

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Pour l’avocate du journal, interrogée par l'AFP, « le sujet de Paris Match sur le 14 juillet est au contraire un hommage aux victimes et aux rescapés ». « Il n’y a pas de photos montrant le visage des victimes ou portant atteinte à leur dignité. Les images montrent le camion de très loin au moment où il arrive sur la foule, et des silhouettes de gens qui marchent », a déclaré Me Marie-Christine Percin.

Le référé, une procédure d'urgence, sera examiné à 14 heures jeudi 13 Juillet au tribunal de grande instance de Paris.

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