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Agressions sexuelles : 8 ans de prison pour un entraîneur de foot

Un ancien entraîneur d'un club de football de la banlieue de Toulouse a été condamné ce mercredi 4 août à huit ans d'emprisonnement pour avoir agressé sexuellement une vingtaine d'adolescents entre 2007 à 2020.

Un terrain de football vu du point de corner
Un terrain de football vu du point de corner
Crédit : AFP/P. Merle
Romain Giraud & AFP

Epilogue d'une sombre affaire d'agressions sexuelles. Un ancien entraîneur d'un club de football de la banlieue de Toulouse a en effet été condamné ce mercredi 4 août à huit ans d'emprisonnement pour avoir agressé sexuellement une vingtaine d'adolescents entre 2007 à 2020. Cet homme de 54 ans, ancien membre d'un club de football d'Aussonne, près de Toulouse, est aussi condamné pour détention d'images pornographiques de mineurs. Le tribunal correctionnel de Toulouse l'a également condamné à cinq ans de suivi socio-judiciaire. Des accusations de viol avaient en revanche été écartées à l'issue de l'instruction.


Le procureur avait requis 9 ans d'emprisonnement et trois ans de suivi socio-judiciaire lors de l'audience du 28 juillet. "C'est une peine juste, à la hauteur de la gravité de ce qui a été commis et du nombre élevé de victimes, a estimé Nelly Magendie, l'avocate des parties civiles, il y a des vies fracassées, des jeunes qui ont sombré dans la drogue, qui reportent leur colère sur eux, qui sont dans une grande souffrance encore aujourd'hui", a-t-elle ajouté.

De son côté, Alain Rouillé, l'avocat de l'ancien entraîneur, a qualifié la peine de "sévère".
"Le tribunal n'a pas assez retenu qu'il a collaboré, qu'il a reconnu ses actes et qu'il a exprimé des regrets sincères", a-t-il affirmé. D'autre part, "les expertises psychologiques et psychiatriques montrent qu'il n'avait pas connaissance de la souffrance qu'il provoquait". Selon Maître Magendie, bien qu'il ait reconnu les faits, il a nié "la manipulation" que l'avocate juge pourtant "évidente". 

"une réelle emprise" sur les enfants

L'avocate de la partie civile rappelle que, sous couvert de leur couper les cheveux gratuitement, il s'enfermait une fois par mois avec chacun des garçons concernés dans un vestiaire. Il faisait alors prendre une douche au garçon qu'il séchait de haut en bas, lui proposait de lui tondre le pubis, le masturbait ou soufflait dans son pénis. "Il dit que ce vestiaire était le plus pratique, alors qu'il était le plus au fond. Il ne dit pas non plus qu'il les amadouait avec des friandises", parmi d'autres éléments allant dans le sens de la "manipulation", souligne l'avocate.

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"Il s'affichait comme soutien psychologique quand les enfants traversaient des moments difficiles", estime-t-elle encore, soulignant "l'emprise" de cet homme sur ses victimes.
Or, pour l'avocat de la défense, "la frontière entre ce qui était interdit et ce qui ne l'était pas n'était pas claire pour lui". Ses victimes "jouaient au tennis avec lui, redemandaient à le voir". "Il n'avait rien dans sa vie. Il était lui-même comme un enfant", conclue-t-il.

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