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Affaire Veyrac : au procès, Jacqueline Veyrac raconte comment sa vie "a changé"

Le procès devant la Cour d'Assises des agresseurs de Jacqueline Veyrac a débuté lundi 4 janvier. Elle témoignait ce vendredi 8 janvier au palais de justice de Nice.

Affaire Veyrac : "je n'ai pas grand chose à dire à part que ma vie a changé"
Affaire Veyrac : "je n'ai pas grand chose à dire à part que ma vie a changé"
Crédit : VALERY HACHE / AFP
Affaire Veyrac : au procès, Jacqueline Veyrac raconte comment sa vie "a changé"
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Michaël Lefebvre - édité par Camille Guesdon

Jacqueline Veyrac, richissime propriétaire d'un palace à Cannes et d'un restaurant à Nice, est venue témoigner devant les assises des Alpes-Maritimes. Elle a raconté devant ses deux ravisseurs, les deux jours qu'elle a passé ligotée à l'arrière d'une camionnette

C'est une petite dame déterminée et au dos voûté à cause d'une scoliose qui a raconté son calvaire. Elle a témoigné assise pendant 70 minutes : "Je n'ai pas grand chose à dire à part que ma vie à changé", a-t-elle débuté avant d'ajouter "quand je sors je suis stressée, je regarde partout et je suis moins insouciante qu'avant".

Jacqueline Veyrac est ensuite revenue sur la première tentative d'enlèvement en décembre 2013. "J'ai essayé de griffer mon ravisseur pour garder une trace d'ADN", a-t-elle témoigné. "Vos ongles ont été précieux", lui a répondu le président Véron, car l'ADN retrouvé et inconnu à l'époque sera celui de Philip Dutton, un ancien militaire anglais et organisateur du deuxième enlèvement. C'est le seul dans le box à reconnaître les faits.

"J'ai eu de la chance, beaucoup de chance"

Cet enlèvement du 24 octobre 2016 est ensuite évoqué. La femme d'affaires au riche patrimoine mais à la vie simple, va passer 48 heures à l'arrière d'un Kangoo, bâillonnée, ligotée, et les yeux bandés en refusant de manger, boire ou dormir. "J'entendais des gens passer près du véhicule, explique-t-elle, j'ai même tapé 'SOS' en morse avec mes pieds". 

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Après 48 heures de souffrance, c'est enfin la liberté. Un promeneur, intrigué par la plaque d'immatriculation du véhicule qui était mal accrochée, a vu quelqu'un s'agiter dans la camionnette. "Sortez-moi de là et appelez la police", lui cria la vieille dame. 

Interrogée enfin sur Giuseppe Serena, le commanditaire présumé du kidnapping, et ancien gérant d'un restaurant appartenant à la victime, elle expliqua "nous n'étions pas en mauvais terme. C'était mal géré, il avait la grosse tête. Il m'en a voulu, mais je ne pensais pas à ce point là". "J'ai eu de la chance, beaucoup de chance", a-t-elle conclu. 

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