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Affaire Isabelle Mesnage : Jacques Rançon condamné à 30 ans de prison

Le tueur en série, jugé pour un meurtre vieux de 35 ans, celui d'Isabelle Mesnage, a été condamné à 30 ans de prison.

Le tueur en série, Jacques Rançon, en 2018
Le tueur en série, Jacques Rançon, en 2018
Crédit : RAYMOND ROIG / AFP
Nicolas Barreiro & AFP

Le tueur de la gare de Perpignan, Jacques Rançon, jugé depuis mardi 8 juin devant la cour d'assises de la Somme dans le cadre du viol et du meurtre d'Isabelle Mesnage, en 1986, a été condamné samedi à 30 ans de réclusion criminelle assortis d'une peine de sûreté de 20 ans, conformément aux réquisitions de l'avocate générale Anne-Laure Sandretto. 

"Dans la tête de Jacques Rançon, tout est sexuel, une sexualité violente", avait-elle asséné. Âgé de 61 ans, cet ancien cariste-magasinier avait déjà été condamné en 2018 à la réclusion à perpétuité pour les viols et meurtres de deux femmes près de la gare de Perpignan en 1997 et 1998. En 2019, il avait avoué avoir violé et étranglé Isabelle Mesnage avant de se rétracter. Cette informaticienne de 20 ans avait été retrouvée morte en juillet 1986, à la lisière d'un bois, à Cachy, près d'Amiens.

Lors du cinquième jour du procès, l'avocate générale décrit un homme "en béton armé qui n’a aucune vibration émotionnelle", "insondable", "taiseux" et "dangereux", passant "d’une vie banale à une vie d’horreur quand il est déchainé par ses pulsions".

Un mode opératoire similaire aux meurtres de Perpignan

Devant un accusé impassible, Anne-Laure Sandretto a détaillé la liste des "charges", notamment le lieu des faits, "terrain de chasse" de Jacques Rançon, proche de son domicile de l'époque, un endroit qu'il "connait parfaitement" et où il a "déjà fait deux victimes connues".

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L'avocate générale a également relevé la "concordance" entre le moment de la disparition d'Isabelle Mesnage et un "moment de liberté pour sillonner seul à bord de son véhicule". Quant au "mode opératoire" de Jacques Rançon, elle a rappelé la "similitude des blessures" infligées à Isabelle Mesnage, Moktaria Chaïb et Marie-Hélène Gonzalez, les deux victimes de Perpignan, dont les corps avaient eux aussi subi d'importantes mutilations, notamment des organes génitaux.

L'enquête avait piétiné avant d'aboutir à un non-lieu en 1992. Mais elle avait été relancée en 2017. 

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