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Abdelkader Merah, le "petit Ben Laden" des quartiers toulousains

PORTRAIT - Le frère aîné de Mohamed Merah comparaît devant la justice à partir du lundi 2 octobre. Il est soupçonné de complicité d'assassinat.

Le tribunal de Paris
Le tribunal de Paris
Crédit : Eric FEFERBERG / AFP
Claire Gaveau
Claire Gaveau

Plus de cinq ans après les attaques meurtrières de Mohamed Merah, à Toulouse et Montauban, son frère aîné, Abdelkader Merah, comparaît devant la cour d'assises spéciale de Paris à partir de ce lundi 2 octobre et ce, jusqu'au vendredi 3 novembre.

En détention depuis mars 2012, ce dernier est soupçonné de complicité d'assassinat alors que les enquêteurs lui reprochent d'avoir aidé son frère, tué par le RAID le 22 mars 2012, dans ces mortifères attaques. Il est aurait notamment permis le vol d'un scooter de grosse cylindrée, utilisé par Mohamed Merah pour se déplacer sur les scènes de crimes.

S'il reconnaît avoir joué un rôle dans le vol du véhicule, Abdelkader Merah nie en revanche toute implication et complicité dans le reste du dossier. Il assure que son frère a agi à son insu. 

Une radicalisation dans les années 2000

Né à Toulouse, Abdelkader Merah a grandi dans les quartiers nord de la Ville. Au sein de sa famille, composée notamment de trois frères et deux sœurs, il s'érige rapidement en modèle pour son frère Mohamed sur lequel il exerce de nombreuses violences alors qu'il se brouille avec Abdelgahni, qui s'est opposé à l'intégrisme.

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Connu des services de renseignement, Abdelkader Merah aurait basculé dans l’islamisme radical au tournant des années 2000, selon une de ses anciennes camarades de classe de la cité des Izards, à Toulouse. "Abdelkader a rejoint le jihad après le 11 septembre 2001. On le connaissait bien, c’était un petit voyou du quartier, et puis un jour, on ne l’a plus revu. Il est revenu avec une barbe de 10 mètres de long, on n’a pas compris", racontait-elle, à l'époque, dans les colonnes du JDD.

C’était un petit voyou du quartier, et puis un jour, on ne l’a plus revu.

Une ancienne camarade de classe

Dès 2006, alors âgé de 24 ans, Abdelkader débute sa radicalisation et effectue notamment quatre aller-retours en Égypte afin d'étudier l'arabe littéraire dans une école coranique et ne tarde pas à considérer la loi islamiste "au-dessus de la Constitution française", écrit La Dépêche

Abdelkader, le "mauvais génie"

Dans le quartier des Izards, Abdelkader Merah gagne rapidement le surnom de "petit Ben Laden". Il est alors repéré dès 2007. Pour les services de renseignement, son profil était plus inquiétant que celui de Mohamed alors qu'il est aujourd'hui accusé d'avoir "armé" son frère afin de mener à bien les tueries de Montauban et Toulouse.

Pour Me Christian Etelin, l'avocat de Mohamed Merah lorsqu'il était primo-délinquant, Abdelkader est simplement le "mauvais génie" du jihadiste. Si l'aîné de la famille se décrit comme le modèle de Mohamed, leurs rapports sont pourtant "ambigus" et "complexes", rappelle-t-il à l'AFP.

Celui qui travaillait dans une entreprise de maçonnerie avant son incarcération a-t-il véritablement joué un rôle dans la préparation de ces attaques ou a-t-il simplement donné une idéologie radicale à son petit frère ? Après les meurtres, Abdelkader Merah s'était dit "fier" de son frère. À 35 ans, il encourt la perpétuité. 

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