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"70% de majeurs et 30% de mineurs" : sur RTL, le porte-parole du ministre de la Justice dresse le portrait des personnes en garde à vue après les violences du 17 octobre

Après les violences et pillages survenus dans plusieurs villes de France les 17 et 18 octobre, le ministère de la Justice décrit des profils majoritairement majeurs, souvent déjà connus des services de police ou de justice. Sur RTL, son porte-parole Sacha Straub-Kahn défend une réponse pénale ferme, adaptée à la gravité et à la répétition des faits.

Des policiers se tiennent devant un incendie rue du Faubourg du Temple à Paris le 18 octobre 2026

Crédit : AFP

Manifestations du 17 octobre : Sacha Straub‑Kahn, porte-parole du ministère de la Justice, est l'invité de Jérôme Florin

00:06:24

Alexian Giron

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Dans plusieurs villes de France, les 17 et 18 octobre 2026, plus de 1.500 commerces ont été vandalisés, selon la Fédération du Commerce et de la Distribution. Lors de son allocution du dimanche au soir, Emmanuel Macron a assuré que "ceux qui ont détruit [devront] payer, ceux qui ont pillé [devront] payer". 

Ce mardi 20 octobre, plus de 2.500 personnes sont en garde à vue. Sur RTL, Sacha Straub-Kahn, porte-parole du ministère de la Justice, a dépeint le portrait des individus qui ont été placés en détention provisoire. "On est au début des condamnations", précise-t-il. "Il y a une inversion par rapport au mouvement lycéen, puisqu'il y a 70% de majeurs et 30% de mineurs. Ces dernières semaines, c'était l'exact inverse. Ce ne sont pas les mêmes profils", affirme-t-il. 

Le porte-parole du ministère de la Justice indique qu'il s'agit "essentiellement de gens connus des services de police ou de justice". "Ce qui explique aussi l'appel à la fermeté de la réponse pénale, puisqu'on comprend que même si c'est pénalement et moralement répréhensible, lorsqu'une personne vole une paire de baskets pour la première fois, on comprend bien que la prison n'est peut-être pas la solution", explique-t-il sur RTL. 

Avant de conclure : "Mais quand c'est la cinquième ou sixième fois, alors que vous avez 20 ou 21 ans et que vous êtes connu des services de police ou de justice, la réponse n'est pas tout à fait la même quand vous êtes condamné".

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