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1er mai : enquête ouverte après des violences contre la CGT à Paris

Le parquet de Paris a ouvert une enquête suite à des violences commises envers des membres de la CGT en marge de la manifestation parisienne le 1er mai.

Les membres de la CGT reprennent la marche après un arrêt du cortège en raison d’affrontements entre manifestants et policiers lors du rassemblement annuel de la fête du Travail à Paris le 1er mai 2021.
Les membres de la CGT reprennent la marche après un arrêt du cortège en raison d’affrontements entre manifestants et policiers lors du rassemblement annuel de la fête du Travail à Paris le 1er mai 2021.
Crédit : BERTRAND GUAY / AFP
Camille Guesdon
Camille Guesdon
Journaliste

Une enquête pour "violences volontaires en réunion" et "dégradations en réunion" a été ouverte à la suite de violences, survenues samedi 1er mai, à la fin de la manifestation parisienne, visant et blessant plusieurs membres de la CGT, a indiqué le parquet de Paris  dimanche 2 mai selon la Sûreté territoriale.

Selon le syndicat, à l'arrivée de la manifestation parisienne place de la Nation vers 18h00, des militants CGT ont été victimes d'une "extrême violence" commise par "un important groupe d'individus dont certains se revendiquant Gilets jaunes". Selon les informations d'un communiqué de la centrale de Montreuil, des "insultes homophobes, sexistes, racistes ont précédé des actes de vandalisation des véhicules des organisations". La CGT a déploré samedi soir "21 blessés dont quatre graves". Les quatre blessés qui avaient été hospitalisés sont depuis sortis de l'hôpital.

Des actes condamnés

Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT a dénoncé sur LCI, un moment "scandaleux" et mis en cause samedi soir "la sécurisation de la manifestation puisque les camions ont été empêchés de dégager de la place de la Nation". Des responsables syndicaux et politiques ont condamné ces actes, à l'image de Laurent Berger, le numéro un de la CFDT qui a exprimé sur Twitter sa "solidarité" et jugé "indigne de s'attaquer à une organisation syndicale et à ses militants".

Marlène Schiappa, la ministre déléguée à la Citoyenneté, a aussi adressé dimanche sur franceinfo "un mot de soutien aux syndicalistes et aux personnes de la CGT qui ont été pris à partie", jugeant cela "évidemment absolument inacceptable et intolérable". Élisabeth Borne, la ministre du Travail a condamné, samedi 1er mai dans la soirée, "très fermement" les perturbations qui ont perturbé certains défilés.

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