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Virus en Chine : deux nouvelles victimes, le bilan passe à six morts

Ce mardi 21 janvier, le mystérieux virus semblable au Sras et transmissible entre humains a fait deux nouvelles victimes en Chine, portant le bilan à 6 morts. L'Organisation mondiale de la santé s'apprête de son côté à tenir une réunion d'urgence.

Des Chinois qui s'apprêtent à voyager se protègent contre le mystérieux virus qui a déjà fait 4 morts
Des Chinois qui s'apprêtent à voyager se protègent contre le mystérieux virus qui a déjà fait 4 morts Crédit : NICOLAS ASFOURI / AFP
Charles Deluermoz et AFP

Le mystérieux virus chinois a fait une sixième victime. Ce mardi 21 janvier, après que les autorités sanitaires ont indiqué qu'un homme de 89 ans avait succombé à des difficultés respiratoires à Wuhan, métropole de 11 millions d'habitants dans le centre du pays, le maire de cette ville au cœur de l'épidémie a annoncé que deux personnes avaient également succombé au virus.

Interrogé par la télévision d'Etat CCTV, Zhou Xianwang a précisé qu'un total de 258 personnes avaient été contaminées dans sa ville et que 227 d'entre elles étaient encore sous traitement.

Le virus, de la famille du Sras (syndrome respiratoire aigu sévère), touche désormais plusieurs grandes villes du pays - dont Pékin et Shanghai - et trois autres pays d'Asie : le Japon, la Corée du Sud et la Thaïlande.

En Australie, un homme présentant les symptômes du mystérieux virus a été placé à l'isolement à son domicile, selon les informations d'un média local. L'homme, qui pourrait être le premier cas suspect du pays, est semble-t-il récemment rentré d'un séjour à Wuhan.

Contagion "avérée"

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La veille, Zhong Nanshan, un scientifique chinois renommé de la Commission nationale de la santé, avait déclaré à la télévision publique CCTV que la transmission par contagion entre personnes était "avérée". C'est la première fois qu'une telle affirmation est faite publiquement. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) estime pour sa part qu'un animal semble être "la source primaire la plus vraisemblable", avec "une transmission limitée d'humain à humain par contact étroit".

La souche incriminée est un nouveau type de coronavirus, une famille comptant un grand nombre de virus. Ils peuvent provoquer des maladies bénignes chez l'homme (comme un rhume) mais aussi d'autres plus graves comme le Sras. Sur 8.096 cas, ce virus avait fait 774 morts dans le monde, dont 349 en Chine continentale et 299 à Hong Kong, selon l'OMS. L'organisation internationale avait à l'époque vivement critiqué la Chine pour avoir tardé à donner l'alerte et tenté de dissimuler l'ampleur de l'épidémie.

"Enrayer la maladie"

En plein chassé-croisé dans les transports avant le Nouvel an chinois, ce samedi 25 janvier, qui fait craindre une accélération des contaminations, le président Xi Jinping a donné lundi le signal d'une mobilisation du pays. Il a appelé à enrayer l'épidémie, selon des propos rapportés par la télévision nationale. Le chef d'État a jugé "absolument crucial de faire un bon travail en matière de prévention et de contrôle épidémiologiques".

Les consignes n'ont donc pas tardé à être appliquées. Pékin a annoncé mardi qu'il classait l'épidémie dans la même catégorie que le Sras. L'isolement devient ainsi obligatoire pour les personnes chez qui la maladie a été diagnostiquée. Des mesures de quarantaine peuvent être décrétées tandis que la ville de Wuhan a recensé ce mardi 15 contaminations parmi le personnel médical.

Réunion d'urgence

L'OMS tiendra ce mercredi 22 janvier à Genève une réunion d'urgence consacrée au mystérieux virus. Un comité ad hoc doit se réunir au siège de l'organisation pour déterminer s'il convient de déclarer une "urgence de santé publique de portée internationale", a annoncé lundi l'organisation.

L'OMS n'a jusqu'ici utilisé ce terme que pour de rares cas d'épidémies nécessitant une réaction internationale vigoureuse, dont la fièvre Ebola, qui a touché une partie de l'Afrique de l'Ouest de 2014 à 2016 et la RDC depuis 2018.

L'inquiétude est désormais perceptible à l'étranger, où les mesures de prévention se multiplient aux aéroports accueillant des vols en provenance de Wuhan, notamment aux États-Unis, en Thaïlande, à Singapour, et en Australie.

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