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Venezuela : les journalistes de "Quotidien" racontent leur rude détention

Baptiste des Monstiers et Pierre Caillé détenus pendant plus de deux jours au Venezuela ont raconté comment ils ont été arrêtés et les conditions de détention dans l'un des lieux les plus redoutés du pays.

Baptiste des Monstiers et Pierre Caillet sur le plateau de Quotidien
Baptiste des Monstiers et Pierre Caillet sur le plateau de Quotidien Crédit : Capture d'écran Quotidien / TMC
Eleanor Douet
Eléanor Douet

Baptistes des Monstiers et Pierre Caillet, journalistes de l'émission Quotidien détenus et interrogés pendant deux jours par les forces de l'ordre vénézuéliennes, ont raconté lundi 4 février sur le plateau de l'émission de TMC leur difficile détention dans le pays.

Les deux journalistes étaient en train de filmer aux alentours du palais présidentiel de Caracas avec un producteur local, mardi 29 janvier, quand ils ont été contrôlés. Ils étaient entrés sans visa de journaliste au Venezuela, pays traversé par une grave crise politique. "Au moment où on décide de partir pour le Venezuela, obtenir un visa de presse est très compliqué. (...) On s'est dit qu'il fallait y aller maintenant plutôt que d'attendre trois semaines ou un mois", a expliqué Baptiste des Monstiers. 

C'est lors d'un troisième contrôle de police qu'ils sont finalement arrêtés avec leur fixeur puis amenés dans le palais présidentiel pour être interrogés par le service secret de l'armée. 

Baptiste des Monstiers et Pierre Caillé sont ensuite transférés dans plusieurs lieux, notamment à l'Hélicoïde de Caracas, le bâtiment des services de renseignement vénézuélien symbole des tortures exercées par le régime de Nicolas Maduro à l'encontre des prisonniers.

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"Ils nous prennent pour des espions (de la DGSE). Ils nous prennent pour du personnel diplomatique 'under cover' (sous couverture, ndlr), on ne sait pas très bien. Mais, oui, à partir du moment où ils pensent qu'on est des ennemis, des espions, tout ce qu'ils vont trouver sur nous va les conforter dans cette idée", à l'image de tampons de pays comme l'Irak ou le Yémen sur leurs passeports.

Tu ne verras plus ta famille. Tu ne sortiras pas de là, personne ne sait où t'es

Un geôlier à Baptiste des Monstiers et Pierre Caillé
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Entre ces murs, pendant deux jours, les journalistes connaissent des conditions de détention très rudes. On avait droit à un verre d'eau qu'on partageait tous les jours", se souvient Pierre Caillé. "On est menottés, on dort menottés. C'est pas hyper-confortable", raconte ironiquement Baptiste des Monstiers

Et d'ajouter : "On dort à deux sur un matelas au sol. Il fait à peu près 15-16 degrés, moi je suis en t-shirt. On est dans un espèce de bureau, mais on ne voit pas la lumière. Et on commence à perdre confiance en nous, parce que la manière dont ils ont de nous poser des questions et de nous interroger c'est : une fois ils sont très gentils, et la fois d'après ils viennent te voir discrètement, il y en a un qui te glisse dans l'oreille : 'tu ne verras plus ta famille. Tu ne sortiras pas de là, personne ne sait où t'es, tu n'as pas de droits, tu n'es pas chez toi'".

Les deux journalistes sont finalement libérés "en pleine nuit", après des heures d'incertitudes et d'angoisse liée à des informations contradictoires. 

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