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Un contingent français de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) en patrouille au sud du Liban, le 18 avril 2026
Crédit : MAHMOUD ZAYYAT / AFP
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Un militaire français a été tué et trois ont été blessés au sud-Liban ce samedi 18 avril, lors d'une attaque contre des Casques bleus. Le chef de l'État, Emmanuel Macron, a lui-même annoncé la nouvelle sur les réseaux sociaux. Selon le président de la République, "tout laisse à penser que la responsabilité de cette attaque incombe au Hezbollah".
"La Nation s'incline avec respect et adresse son soutien aux familles de nos soldats et à tous nos militaires engagés pour la paix au Liban. Tout laisse à penser que la responsabilité de cette attaque incombe au Hezbollah. La France exige des autorités libanaises qu'elles arrêtent immédiatement les coupables et prennent leurs responsabilités aux côtés de la FINUL", a-t-il déclaré sur X.
Catherine Vautrin, la ministre des Armées, s'est également exprimée sur son compte X, rendant hommage au soldat décédé, un homme qui "inspire le respect, l'admiration par son parcours, sa personnalité, son courage".
La responsable politique a apporté des détails sur les circonstances de la mort du militaire français, survenue dans la région de Deir-Kifa au Liban. "Il a été pris dans une embuscade par un groupe armé à très courte distance. Touché immédiatement par un tir direct à l’arme légère, il est relevé sous le feu par ses camarades, qui ne parviennent pas à le réanimer", a-t-elle partagé.
La Force intérimaire des Nations unies au Liban a confirmé les précisions de Catherine Vautrin, soulignant une "attaque délibérée" à l'arme légère contre les Casques bleus "de la part d'acteurs non étatiques", vraisemblablement le Hezbollah, lors d'une opération de déminage. La Finul demande d'"ouvrir rapidement une enquête afin d'identifier et de traduire en justice les responsables".
Quant à la victime de cette embuscade, il s'agissait du sergent-chef Florian Montorio du 17ème régiment du génie parachutiste. Il "était en mission d'ouverture d'itinéraire vers un poste de la Finul isolé depuis plusieurs jours par les combats dans la zone", a détaillé Catherine Vautrin, soulignant que ce "sous-officier expérimenté" avait déjà été "déployé plusieurs fois en opération".
"La Nation s'incline devant la mémoire d'un de ses fils qui a donné sa vie pour elle. Mes pensées vont à sa compagne, à ses enfants, à ses proches et à ses frères d'armes", a ajouté la ministre.
La gravité des blessures des trois autres militaires n'a pas été précisée. C'est le deuxième militaire français tué par des alliés de Téhéran depuis le début de la guerre amorcée fin février par les États-Unis et Israël contre l'Iran, qui a embrasé toute la région.
Emmanuel Macron s'est entretenu dans la foulée avec le président libanais Joseph Aoun et le Premier ministre Nawaf Salam, leur demandant de "garantir la sécurité des soldats de la Finul", après qu'un soldat français a été tué et trois autres blessés, lors d'une attaque contre des Casques bleus.
Le chef de l'État français, qui a estimé sur son compte X que "tout laisse à penser" que le Hezbollah était responsable de l'attaque, a appelé "les autorités libanaises à faire toute la lumière sur celle-ci, à identifier et poursuivre sans délais les responsables et à tout mettre en œuvre pour garantir la sécurité des soldats de la Finul qui ne doivent en aucun cas être pris pour cible", a fait savoir l'Élysée.
Le président libanais s'est engagé à poursuivre les responsables de l'attaque contre des Casques bleus français dans le sud du Liban. Joseph Aoun a "fermement" condamné "l'attaque ciblée contre le contingent français" des forces onusiennes de maintien de la paix (Finul), qui "menaient leur mission sur le territoire libanais au service de la paix et la stabilité (...)", selon un communiqué de la présidence. Au téléphone avec son homologue français Emmanuel Macron, il a assuré que "le Liban ne va permettre aucun laxisme dans la poursuite des personnes impliquées".
Le président du Parlement libanais Nabih Berri, allié du mouvement pro-iranien Hezbollah, a également condamné l'attaque meurtrière contre des Casques bleus français. Dans un communiqué, Nabih Berri a dit "condamner l'attaque contre une patrouille du contingent français de la Finul dans le sud du Liban". La France a indiqué que "tout laisse à penser que la responsabilité de cette attaque incombe au Hezbollah". Un militaire français a été tué et trois autres blessés.
Dans un communiqué, le Hezbollah a démenti toute implication dans cette attaque contre la Finul.
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