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"Une guerre illégale" : pourquoi Pedro Sánchez défie Donald Trump et estime que le conflit en Iran est "pire" que celui en Irak de 2003

L'Espagne a renouvelé son opposition à la guerre au Moyen-Orient ce lundi 30 mars en annonçant la fermeture de son espace aérien aux vols américains impliqués dans le conflit. Plusieurs raisons expliquent cette fermeté du Premier ministre Pedro Sánchez.

Pedro Sanchez et Donald Trump

Crédit : montage RTL.fr

Pourquoi l'Espagne défie Donald Trump

00:02:29

Pourquoi l'Espagne défie Donald Trump

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Bénédicte Tassart - édité par Ennio Aparicio-Szkudlarek

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"Non à la guerre". La position espagnole a le mérite d'être claire depuis le 28 février 2026. Le Premier ministre socialiste Pedro Sánchez est totalement opposé aux attaques d'Israël et des États-Unis contre l'Iran. Le pays a fermé son espace aérien aux avions américains impliqués dans le conflit au Moyen-Orient ce lundi 30 mars. 

Une guerre "illégale" pour le chef du gouvernement espagnol, qui invoque le droit international. Ce dernier enfonce le clou en parlant d'une "erreur extraordinaire". Le pacifiste Pedro Sánchez ne défend pas pour autant le régime iranien, mais pour lui, les droits des femmes ne doivent pas servir à déclencher des guerres qui servent d'autres intérêts. 

Nous sommes très loin de l'Espagne atlantiste en 2003, quand le dirigeant espagnol de l'époque, José Maria Aznar, s'affichait aux Açores avec Georges W. Bush et Tony Blair pour mener ensemble la guerre en Irak. 

Des enjeux nationaux

L'Espagne a payé un lourd tribut à cet engagement irakien un an plus tard, avec les attentats de Madrid le 11 mars 2004 qui ont causé la mort de 193 personnes et en ont blessé plus de 2.000. 

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Le refus du Premier Ministre d'aider le locataire de la Maison-Blanche a aussi des explications politiques nationales. Les législatives espagnoles se déroulent l'année prochaine et Pedro Sánchez est très fragilisé sur la scène politique espagnole. Sa posture est l'occasion de réunir la gauche. 

Le reste de l'Europe ne se range pas à ses côtés, à l'image de Friedrich Merz. Aux côtés de Trump dans le bureau ovale le 3 mars 2026, le chancelier allemand n'a pas osé prendre la défense de l'Espagne quand le président américain menaçait Madrid de représailles. Si l'Italie et l'Allemagne veulent encore ménager les États-Unis, la France se retrouve au milieu du gué. 

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Pedro Sanchez veut donc convaincre ses alliés européens de quitter la sphère d'influence américaine. Selon lui, l'Europe paye aujourd'hui la facture de la guerre déclenchée par Trump à travers les prix de l’énergie et les menaces terroristes. Le chef du gouvernement espagnol espère l'étincelle et méprise les accusations israéliennes et américaines, qui lui reprochent d'être du mauvais côté de l'Histoire.

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