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"Un énorme coup au niveau du business" : à Dubaï, les restaurateurs déplorent une baisse d'activité en raison des frappes iraniennes

Alors qu'une attaque d'ampleur a été lancée sur l'Iran par Israël dans la nuit de vendredi 6 à samedi 7 mars, Téhéran continue de riposter en ciblant les pays voisins, dont notamment les Émirats arabes unis. Plusieurs explosions ont été entendues à Dubaï où les établissements, notamment les bars et restaurants, sont désertés par les clients.

Un projectile iranien visible dans le ciel de Dubaï le 5 mars 2026.

Crédit : FADEL SENNA / AFP

Arthur Pereira - édité par Sabrine Mimouni

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Visé par des frappes menées par Israël et les États-Unis samedi 28 février dernier, l’Iran continue de riposter en ciblant les bases américaines situées dans les pays voisins, dont notamment les Émirats arabes unis et plus particulièrement la ville de Dubaï. De nouvelles explosions ont été entendues ce samedi 7 mars matin. Après une semaine de guerre, l'impact économique sur les lieux de loisirs commence déjà à se faire ressentir. 
Au micro de RTL, le patron français de l'établissement Sexy Fish installé au 11ᵉ étage du Burj Khalifa évoque une situation inédite. "Normalement, un vendredi comme ça, on est sur 400 couverts. On doit même couper. Et aujourd'hui, on va certainement finir à 70-80 au lieu de 400-420. Donc c'est vraiment un énorme coup au niveau du business. Depuis ce qui s'est passé, depuis samedi soir, on a chuté de 80%. "Ce sont des chutes qui sont énormes", indique-t-il.

Des établissements dans l'incertitude 

L'établissement, qui est un véritable mastodonte dans le milieu de la nuit local, emploie 172 employés. "Aujourd'hui, le plus important, c'est de les rassurer parce qu'ils sont tous assez inquiets", explique le patron à la tête du restaurant depuis 12 ans. Il ajoute toutefois qu'il est bien trop tôt pour songer à des licenciements, "ce sera vraiment la dernière chose à laquelle on touchera", précise-t-il. 

Ce dernier est néanmoins sûr d'une chose : les touristes ne sont pas prêts de revenir. "Je pense que la vraie grosse reprise va être sur les vacances de la Toussaint d'octobre", espère le gérant. Si une partie des touristes va sans doute déserter la ville pour quelque temps, certains expatriés continuent de se sentir en sécurité. C'est notamment le cas de Pénélope : "Ici on est en sécurité, on a notre vie, ça fait 12 ans qu'on habite ici." 

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