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Un an après la mort, le corps humain continue à bouger, selon une étude

Selon une étude menée par des chercheurs australiens, le corps humain continue de bouger après la mort. Une découverte qui pourrait aider la police lors de ses enquêtes.

La police scientifique, devant le commissariat de Joué-les-Tours, le 20 décembre 2014.
La police scientifique, devant le commissariat de Joué-les-Tours, le 20 décembre 2014. Crédit : GUILLAUME SOUVANT / AFP
Louis Rigaudière Journaliste

Les conclusions sont surprenantes. Selon une étude menée par des chercheurs de l'institut australienne AFTER (Australian Facility for Taphonomic Experimental Research), le corps humain continuerait de bouger après le décès. 

L'institut, surnommé "ferme des corps humains", a été créé dans le but de permettre aux chercheurs d'analyser, plus précisément, les étapes de décomposition des cadavres dans différentes conditions, relate ABC News.


"Ce que nous avons découvert, c'est que les bras bougeaient de manière significative", explique Alyson Wilson, qui a dirigé les recherches. C'est en filmant toutes les trente minutes, pendant dix-sept mois, un corps en décomposition que les scientifiques ont découvert qu'un bras, que se trouvait le long du corps, s'est éloigné du buste. Le rétrécissement et la contraction des ligaments seraient liés à ces étonnants mouvements. 

Une avancée majeure pour la police

Cette découverte pourrait grandement aider les enquêteurs de police pour déterminer les causes réelles d'un décès. En effet, lorsqu'un corps est découvert, les forces de l'ordre s'appuient sur la position initiale du cadavre pour déterminer les circonstances de la mort. 

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"Savoir que les mouvements du corps peuvent résulter du processus de décomposition plutôt que de charognard (...) sera inestimable lorsqu'il faudra déterminer ce qui est arrivé", affirme le docteur Maiken Ueland, sous directrice d'AFTER. 

L'étude pourrait bien mener vers une collaboration plus étroite avec les forces de l'ordre durant certaines enquêtes. "Cette recherche est très importante pour aider les organismes d'application de la loi à résoudre les crimes et pour mener des enquêtes sur les catastrophes", conclut Alyson Wilson. 

L'an dernier, les chercheurs de l'AFTER avaient constaté que les cadavres avaient plus tendance à se momifier, en hiver comme en été, au lieu de se décomposer. L'institut devrait se consacrer davantage à ce genre de scénario pour étudier, dans le détail, le processus de décomposition d'un cadavre et ainsi continuer à venir en aide aux forces de l'ordre.   

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