2 min de lecture Angela Merkel

Ukraine : la tension à son comble, la communauté internationale s'en mêle

DÉCRYPTAGE - Alors que la France et l'Allemagne appellent à des sanctions contre le pouvoir, la Russie exige de l'opposition qu'elle cesse les violences.

Des manifestants affrontent les forces de l'ordre à Kiev (Ukraine), mardi 18 février
Des manifestants affrontent les forces de l'ordre à Kiev (Ukraine), mardi 18 février Crédit : AFP
micro générique
La rédaction numérique de RTL

Ce n'est plus l'embrasement mais bien la déflagration qui guette l'Ukraine. Alors que le pays se trouvait dans une situation extrêmement tendue depuis le début des violents affrontements qui ont éclaté à Kiev entre les manifestants et les forces de l'ordre, la pression est encore montée d'un cran après les interventions de plusieurs dirigeants étrangers, mercredi 19 février en fin de matinée.

Le président russe n'a jamais donné (...) de conseils à son homologue ukrainien (...) et n'a pas l'intention d'en donner à l'avenir

Porte-parolat de la présidence russe
Partager la citation

Si Vladimir Poutine estime n'avoir "aucun conseil" à donner à son homologue ukrainien, la Russie a réaffirmé son soutien au pouvoir en place en dénonçant une "tentative de coup d’État" de la part des opposants. Le "grand-frère" russe "exige" également de l'opposition qu'elle cesse les violences. Des déclarations précédées de quelques minutes par l'annonce de l'ouverture d'une enquête des services spéciaux ukrainiens pour "tentative de prise illégale de pouvoir" à l'encontre des manifestants.

L'Union européenne veut intervenir

Menacés à l'est, les Ukrainiens sont, en revanche, soutenus à l'ouest. La France et l'Allemagne, qui ont inscrit la situation ukrainienne à l'ordre du jour de leur Conseil des ministres commun, ont qualifié de "grosse faute" le refus du président Ianoukovitch de dialoguer avec la rue. François Hollande est, lui, allé plus loin, considérant que "des sanctions individuelles" devaient être examinées. "La France a bien l'intention d'agir", confirme Laurent Fabius.

Les sanctions peuvent être un geste de solidarité indispensable

Donald Tusk, premier ministre polonais
Partager la citation

L'Union européenne, qui voit d'un mauvais œil le possible éclatement d'une guerre civile à sa frontière, a décidé de la tenue dès jeudi d'une réunion extraordinaire de ses ministres des Affaires étrangères. Selon la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, les ministres discuteront des sanctions possibles à l'encontre du régime de Viktor Ianoukovitch.

À lire aussi
Angela Merkel, le 10 juillet 2019, à Berlin Allemagne
Mur de Berlin : la "liberté", un combat "plus actuel que jamais" pour Merkel

"Les sanctions peuvent être un geste de solidarité indispensable et un signal important pour le pouvoir qu'il n'y a pas d'acceptation pour leur action", estime le premier ministre polonais, Donald Tusk.

Journée nationale de deuil, jeudi

"Il n'y a pas d'unanimité au sein de l'UE car plusieurs pays voisins de l'Ukraine ne souhaitent pas s'avancer dans la voie des sanctions en disant que c'est un risque que l'on prend, un risque de voir le régime durcir encore le ton à l'égard de l'opposition", analyse, de son côté, le chef de la diplomatie belge, Didier Reynders.

Selon les chiffres officiels, 25 personnes sont mortes dans les affrontements qui ont repris le 18 février. Alors que le président ukrainien a décrété une journée nationale de deuil, jeudi, la ville de Kiev est totalement bloquée. L'accès à son centre-ville est actuellement régulé par des barrages et son métro est totalement arrêté.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Angela Merkel François Hollande Kiev
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants