2 min de lecture Canada

Tuerie au Canada : le bilan s'alourdit à 18 morts, toujours aucun mobile identifié

Une policière, une infirmière, une institutrice et plusieurs couples avec enfants ont péri dans la pire tuerie de masse de l'histoire récente du Canada.

Des membres des forces de l'ordre canadiennes, après la tuerie perpétrée en Nouvelle-Écosse, le 19 avril 2020.
Des membres des forces de l'ordre canadiennes, après la tuerie perpétrée en Nouvelle-Écosse, le 19 avril 2020. Crédit : tim krochak / AFP
Maeliss
Maeliss Innocenti et AFP

Le massacre perpétré à Portapique en Nouvelle-Écosse (est du Canada) dans la nuit de samedi à dimanche a fait au moins 18 morts. Le bilan s'est alourdi et l'enquête se poursuit pour déterminer le mobile du tueur.

La presse canadienne a commencé à identifier les victimes, toutes adultes : en plus de la policière Heidi Stevenson, une infirmière, une institutrice et plusieurs couples avec enfants ont été assassinés.

L'homme, identifié comme Gabriel Wortman, un prothésiste dentaire de 51 ans sans antécédent criminel, a semé la terreur et la mort dans la région pendant plusieurs heures.

Déguisé en policier (il avait une partie d'uniforme) et circulant à bord d'une voiture ressemblant à celles de la police, il a tué des personnes sur une quinzaine de scène de crime, entrant dans les maisons de manière aléatoire et mettant le feu.

La police craint un bilan encore plus lourd

À lire aussi
Justin Trudeau, le Premier ministre canadien. enquête
Canada : Justin Trudeau au centre d'une enquête du Commissaire à l'éthique

"Nous nous attendons à ce qu'il y ait d'autres" victimes, a précisé un responsable de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), Chris Leather, lors d'une conférence de presse. Il a fait état d'un bilan total de 19 morts, en comptant le quinquagénaire abattu par la police.

Les enquêteurs travaillent sur pas moins de 16 scènes de crime, dont cinq bâtiments ou maisons qui ont été incendiées. Ils craignent de retrouver des corps dans les décombres.

Les motivations de Gabriel Wortman restaient lundi soir encore très floues. Impossible de dire ce qui l'a poussé à perpétrer un tel carnage. "Il semblerait que certaines des victimes étaient connues du suspect et qu'elles aient été ciblées, tandis que d'autres ne l'étaient pas", a par ajouté Chris Leather.

La cheffe de la GRC, Brenda Lucki, estime que l'homme a sans doute eu une "motivation" initiale avant de partir dans une folle poursuite meurtrière de nature "aléatoire".

Un tueur passionné par les objets liés à la police

Les enquêteurs ont pu commencer à établir le profil du tueur. Wortman, millionnaire selon la presse, possédait deux belles propriétés proches de la mer à Portapique, ainsi qu'une clinique de prothèse dentaire à Dartmouth, près d'Halifax.

Des voisins ont expliqué au quotidien Globe and Mail qu'il avait un problème avec l'alcool et que sa clinique avait souffert des contraintes liées à l'épidémie de coronavirus.

Wortman avait une passion pour les équipements et voitures de police, qu'il rachetait aux enchères puis restaurait, ont aussi raconté des témoins.

L'une de ses propriétés à Portapique était un véritable "sanctuaire" dédié à la GRC, selon un homme qui le connaissait, cité par le quotidien anglophone. "C'était un de ces gars bizarres, il était vraiment branché objets de collection de la police", a raconté Nathan Staples.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Canada Fusillade Morts
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants