2 min de lecture Syrie

Syrie : un attentat suicide fait 126 morts dont 68 enfants

Une opération d'évacuation d'habitants de villes assiégées a tourné au carnage après une attaque kamikaze, l'une des plus meurtrières depuis le début de la guerre.

Les carcasses carbonisées des bus d'évacuation
Les carcasses carbonisées des bus d'évacuation Crédit : AFP
Emeline Le Naour et AFP

Une opération d'évacuation d'habitants de localités assiégées en Syrie a tourné au carnage avec la mort samedi 15 avril de 126 personnes, dont 68 enfants, dans un attentat suicide, l'une des attaques les plus meurtrières en six ans de guerre. Dans sa traditionnelle bénédiction Urbi et Orbi, le pape François dénoncé une "ignoble attaque" et appelé à la paix en Syrie, pays "martyrisé" et victime d'une guerre "qui ne cesse de semer horreur et mort".

Samedi 15 avril, un kamikaze a lancé sa camionnette piégée contre un convoi de bus transportant des milliers d'habitants évacués de Foua et Kafraya, deux localités pro-régime assiégées par les insurgés dans la province d'Idleb (nord-ouest), selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). 

Pas de revendication

L'attaque, qui n'a pas été revendiquée, est survenue à Rachidine, une banlieue rebelle de la ville d'Alep, plus au nord, où avait été bloqué pendant plusieurs heures le convoi en raison de désaccords entre belligérants. C'est à côté de ces dizaines de bus à l'arrêt à Rachidine que le kamikaze a fait exploser sa camionnette. 

Au moins 68 enfants figurent parmi les 126 personnes tuées dans l'attentat, a indiqué dimanche l'OSDH, précisant que le bilan ne cessait de s'alourdir, de nombreuses personnes succombant à leurs blessures. La grande majorité des morts sont des habitants de Foua et Kafraya. Les autres sont des rebelles qui gardaient les bus et des travailleurs humanitaires.                   

Bus carbonisés

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Les bus visés par l'attaque étaient carbonisés et, tout près d'un grand cratère, la camionnette vraisemblablement utilisée dans l'attaque, était complètement détruite. Quelques heures après l'attaque, les convois des personnes évacuées ont repris la route pour rejoindre leur destination finale. Le régime syrien a accusé les "groupes terroristes", un terme utilisé par le pouvoir pour désigner rebelles et jihadistes.

Mais l'influent groupe rebelle Ahrar al-Cham a nié toute implication des insurgés. Le secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires de l'ONU, Stephen O'Brien, s'est dit "horrifié" par cette attaque "monstrueuse et lâche". Ses auteurs "ont fait preuve d'une indifférence éhontée pour la vie humaine". La France a "fermement" condamné dimanche 16 avril cette attaque. "Les responsables de ces crimes abjects devront rendre des comptes à la justice", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

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