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Syrie : Emmanuel Macron et le président du Kurdistan irakien appellent à "la désescalade immédiate", après de nouveaux affrontements

Alors que les affrontements se poursuivent entre l'armée syrienne et les forces kurdes, Emmanuel Macron et Nechirvan Barzani, président de la région autonome du Kurdistan irakien, plaident pour l'instauration d'un "cessez-le-feu permanent".

Le drapeau syrien (illustration)

Crédit : LOUAI BESHARA / AFP

AFP & Hugo Palacin

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Emmanuel Macron et le président de la région autonome du Kurdistan irakien, Nechirvan Barzani, ont appelé samedi 17 janvier à "la désescalade immédiate" en Syrie, lors d'un entretien téléphonique, a rapporté l'Élysée, après deux semaines d'affrontements et de tensions. Les deux dirigeants ont "appelé toutes les parties à la désescalade immédiate et à un cessez-le-feu permanent", selon la présidence française. 
Depuis près de deux semaines, la tension monte dans le Nord-Est de la Syrie. Des combats ont éclaté le 6 janvier, opposant l'armée syrienne aux forces kurdes à Alep, la deuxième ville du pays. Les forces kurdes ont été délogées des deux quartiers qu'elles contrôlaient.

Les affrontements ont fait 105 morts selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), dont 45 civils et 60 combattants des deux bords, et provoqué le déplacement d'environ 155.000 personnes, selon les données officielles.


Les forces syriennes ont également renforcé leur présence dans la région de Deir Hafer, à une cinquantaine de kilomètres à l'est d'Alep, et sommé les Forces démocratiques syriennes (FDS), dominées par les Kurdes, d'évacuer la région. 

Des accusations réciproques de violation d'accord

Malgré que le chef des FDS, Mazloum Abdi, a annoncé un retrait programmé, devant intervenir ce samedi 17 janvier au matin, les affrontements se poursuivent. Les Kurdes ont accusé le pouvoir syrien d'avoir "trahi" un accord entre les deux parties sur le retrait des forces kurdes du nord du pays.

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Une accusation réciproque, l'armée syrienne assurant que les FDS "ont violé l'accord" en visant une patrouille près de la ville de Maskana, "tuant deux soldats" syriens.

Emmanuel Macron et Nechirvan Barzani demandent "la reprise des discussions sur l'intégration des Forces démocratiques syriennes (FDS, à majorité kurde, ndlr) dans l'État syrien conformément à l'accord du 10 mars 2025", qui vise à intégrer des forces kurdes dans l'administration centrale, mais dont la mise en œuvre patine.

Ils ont ajouté qu'il était "de la pleine responsabilité des autorités syriennes d'assurer la protection" des populations civiles, d'après l'Élysée. Les FDS ont fait état samedi de violents combats avec l'armée syrienne.

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