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Syrie : ce que l'on sait des frappes américaines contre une base syrienne

ÉCLAIRAGE - Donald Trump a autorisé l'armée américaine à bombarder, avec des missiles de croisière, une base aérienne syrienne, en réaction à l'attaque chimique attribuée au régime de Bachar al-Assad.

RTL Petit Matin - Julien Sellier L'invité de RTL Petit Matin Julien Sellier
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Ce que l'on sait de la frappe américaine en Syrie Crédit Image : AFP PHOTO / US NAVY / MASS COMMUNICATION SPECIALIST 3RD CLASS JONATHAN SUNDERMAN | Crédit Média : Pierre Julien | Durée : | Date : La page de l'émission
Pierre Julien et Emeline Le Naour

Donald Trump avait annoncé vouloir répliquer au régime de Bachar al-Assad. Il l'a fait. Le chef d'État syrien s'est rendu coupable, selon la Maison-Blanche, de crimes de guerre pour avoir utilisé des gaz mortels sur la ville de Khan Cheikhoun, tuant 86 personnes et faisant des centaines de blessés. 
 
La frappe, qui a quasiment détruit la base et tué quatre soldats, a été menée depuis la mer, via un destroyer américain qui a tiré une salve de 59 missiles de croisière Tomahawk sur une base de l’armée de l'air syrienne : celle de Shayrat près d'Homs. Donald Trump avait prévenu Moscou de cette attaque par l’intermédiaire du système de communications qui a été mise en place afin d'éviter toute confrontation possible entre les allies occidentaux et la Russie qui soutient le régime de Damas. Donald Trump a également mis au courant son homologue chinois, actuellement en visite officielle aux États-Unis.

Donald Trump, qui a reçu le soutien de tous les parlementaires américains, dont le sénateur McCain, a voulu prouver qu'il était déterminé et qu'il prenait ses responsabilités à partir du moment où la ligne rouge, chère à Barack Obama, était franchie.

Quelle est la cible ?

La base de Sayrat est un des sites d'où partent les avions de chasse et les hélicoptères de Bachar al-Assad pour frapper les rebelles et les terroristes islamistes mais également la population civile. Les services de renseignement américains, grâce à leurs satellites et leurs agents sur le terrain ont désigné cette base comme étant étroitement liée au bombardement par arme chimique.

Quel bilan ?

Quatre soldats syriens ont été tués, rapporte l'Observatoire syrien des droits de l'Homme. "On a la confirmation de la mort de quatre militaires dont un général de brigade dans l'armée de l'air. L'aéroport a été presque totalement détruit : le tarmac, le dépôt de fuel et le bâtiment de la défense aérienne ont été pulvérisés", indique l'organisme.

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D'autres évaluations du bombardement confirment qu'il a "gravement endommagé ou détruit des avions" et des infrastructures de la base, "diminuant la capacité du gouvernement syrien à mener des frappes". Les missiles visaient notamment "des hangars aériens renforcés", des stockages de pétrole, de munitions, des défenses anti-aériennes, des radars.

Quelles armes utilisées ?

Pour atteindre cet objectif militaire, l'armée américaine a frappé avec des missiles de croisière. Ce qui permet aux bombardiers américains de ne pas affronter des Sukhoï russes ou la défense antiaérienne déployée par Moscou en Syrie. De plus, le missile Tomahawk utilisé depuis la Première guerre du Golfe est extrêmement précis. Ils filent à 900 km à 20 mètres au-dessus du sol pour éviter les radars transportant une charge explosive de 450 kg ou des sous-munitions. Chaque engin coûte environ 800.000 euros.

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