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Séisme au Népal : "On a besoin de les localiser, vivants ou morts", déclare Laurence, fille d'une disparue

REPLAY - Le dernier bilan au Népal fait état de 6.200 morts alors que le Quai d'Orsay est toujours sans nouvelle de 159 Français.

Un policier népalais marche à travers les décombres à Katmandou, capitale du Népal qui a subi un violent tremblement de terre le 25 avril 2015.
Un policier népalais marche à travers les décombres à Katmandou, capitale du Népal qui a subi un violent tremblement de terre le 25 avril 2015.
Crédit : NICOLAS ASFOURI / AFP
Emilie Baujard & Claire Gaveau

Le nombre de victimes ne cesse d'augmenter depuis le séisme qui a frappé le Népal, samedi 25 avril. Le dernier bilan fait état de 6.200 morts alors que le Quai d'Orsay est toujours sans nouvelle de 159 Français. C'est le cas de Laurence, dont la mère, Irène Dubouloz ainsi que cinq membres de la famille Dutrève, est partie au Népal faire un trekking au sein d'un groupe de sept personnes.

On a besoin de les localiser, vivants ou morts, mais on a besoin de savoir où ils sont

Laurence, fille d'une disparue au Népal

Le jour du tremblement de terre, le groupe était à 3.500m d'altitude entre Ghore Tabela et Langtang village. Une zone qui a été recouverte par des coulées de boue. Malgré les différents moyens informatiques à disposition des familles, impossible de savoir s'ils ont survécu. Pour Laurence l'attente est insoutenable. "C'est un cauchemar, on ne dort plus, on ne mange plus. On a envie d'être dans l'action, on n'y arrive pas", a-t-elle déclaré alors qu'elle espère désormais avoir certains témoignages de survivants. "On a besoin de les localiser, vivants ou morts, mais on a besoin de savoir où ils sont". 

Surtout que les familles de rescapés doivent aujourd'hui faire face aux informations contradictoires de la cellule de crise du Quai d'Orsay. "Lundi, maman était vivante et en bonne santé et deux heures après, non, on n'a pas de nouvelles. Ça a été comme cela pendant deux ou trois jours, on est psychologiquement malmené", regrette-t-elle sans comprendre cette "inefficacité".

J'ai commencé à faire mon deuil, j'ai toujours espoir d'une petite étoile

Laurence, fille d'une disparue au Népal

Pour ne pas rester inactive, elle et les proches des autres disparus mènent leurs propres recherches avec une agence népalaise qui organise des survols de la zone par hélicoptère. Sans résultat jusqu'à présent. "Moi, j'ai commencé à faire mon deuil, j'ai toujours espoir d'une petite étoile mais si dimanche nous n'avons pas de nouvelle, je pense qu'il faut commencer à se dire que c'est fini pour eux". Quel que soit le résultat des recherches, Laurence espère au moins que les corps pourront être localisés et rapatriés au plus vite.

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