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VIDÉO - Présidentielle américaine 2016 - Le Top 5 : Hillary Clinton emporte partout avec elle... de la sauce épicée

AU CŒUR DE LA CAMPAGNE - Les goûts culinaires de Hillary Clinton, son humour dévastateur ou encore Donald Trump qui souhaite une campagne "show biz", tout est dans le Top 5.

Philippe Corbé

Dans cette campagne de primaire à New York, la nourriture aura joué un rôle étonnamment central (même si, quand on y pense, elle joue un rôle central à New York). Dans une interview sur The Breakfast Club d'une radio R'n'B lundi matin, l’ancienne secrétaire d’État a fait un aveu étonnant : à la question "qu’emportez-vous où que vous alliez", elle a répondu "de la sauce épicée"


Ça n’était pas une blague, l’équipe de campagne a ensuite donné au magazine Time les détails : la candidate emporte partout avec elle une bouteille de sauce épicée Ninja Squirrel Sriracha (en français "écureuil ninja"), qu’elle achète dans les supermarchés bobos Whole Foods. Ce trait d’humour était aussi une référence, à l’antenne de cette station R'n'B, au dernier titre de Beyonce (Formation), dans laquelle Queen B chante "I got hot sauce in my bag", "j’ai de la sauce épicée dans mon sac". Mais pas seulement : "Sérieusement, de la sauce épicée, a rajouté Hillary Clinton. Parce que je pense que ça renforce mon système immunitaire". 

Après la sauce épicée, les glaces de Mikey's à Manhattan

Lors de sa campagne en 2008, elle avait déjà avoué son goût pour les chilis à la sauce épicée. Un goût qui remonte à son arrivée à la Maison Blanche, rappelait il y a quelques mois Associated Press. Interrogé par Time Magazine, un porte-parole de la campagne de Bernie Sanders précise que sa sauce épicée à lui, ce sont ses idées audacieuses.


Après ses aveux sur la sauce à l’heure du petit déjeuner, l'ancienne Première Dame s’est retrouvée un nouvelle fois à parler nourriture l’après midi, à l’heure du goûter. En visite chez Mikey’s, un glacier de Manhattan (où elle a visiblement ses habitudes, puisqu’elle appelle Mikey par son prénom), elle semblait ravie de goûter son sundae habituel (gaufre double chocolat avec des gâteaux Oreo, surmontée de glace chocolat au lait et d’éclats de chocolat, de marshmallows, puis à nouveau de crème chocolat et d’une cerise au chocolat, rien que ça). Un reporter, mi mufle mi impertinent, lui a demandé combien de calories comptait sa glace. "Oh come on !!!", a fait mine de s’indigner la candidate, avant de faire huer l’insolent.  

Hillary Clinton tente de faire rire...

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Les partisans de Hillary Clinton regrettent qu’elle semble parfois trop mécanique, une dure, pas toujours aussi sympathique qu’elle l’est en privé. Elle-même a déjà avoué qu’elle avait le naturel pour faire campagne de son mari Bill Clinton ou de son adversaire de 2008, Barack Obama. Elle multiplie donc les passages dans les émissions humoristiques de fin de soirée de la télévision américaine. À la veille de la primaire de New York, elle était donc l’invitée de Stephen Colbert dans le Late Show sur CBS.


Dans une bande annonce, Clinton et Colbert s’amusent à lister tous les minuscules problèmes qu’il faut résoudre en Amérique : les agrafes chez le teinturier, le fait que Ronald McDonald n’est jamais drôle, les robes bouffantes sur les panneaux indiquant les toilettes des femmes, etc. Hillary Clinton a visiblement aimé le tournage, car elle a diffusé sur son compte Instagram une vidéo des coulisses où elle propose au présentateur de CBS "d’avancer vers l’inconnu".

Push forward into the unknown, Stephen. Watch Hillary on the @colbertlateshow tonight at 11:30pm ET.

Une vidéo publiée par Hillary Clinton (@hillaryclinton) le

L'Amérique la plus à gauche va choisir le nom du candidat de droite

Ce n’est pas le moindre des paradoxes dans une campagne qui en compte tant : ce sont certaines des enclaves les plus "libérales" (au sens américain, "progressistes", "de gauche") qui vont désormais trancher la guerre au Parti républicain, comme le note le site Politico. Non seulement plusieurs états du Nord Est et de la cote Pacifique doivent encore voter, et ce sont des terres où les conservateurs se cassent souvent les dents. Mais les règles électorales complexes des états de New York, du Maryland et de Californie pourraient peser lourd en cas de convention contestée, si Donald Trump ne dispose pas à l’issue de la primaire de Californie le 7 juin des 1237 délégués, nécessaires pour obtenir la nomination.


Si tout se joue au délégué près, une centaine de districts particulièrement à gauche dans ces trois états seront déterminants pour désigner le nom du candidat républicain. Pour faire simple, ils aideront ou empêcheront Donald Trump à décrocher la nomination républicaine. Quand on pense que premièrement, 70 % des délégués républicains ont déjà été désignés, mais aussi que que les districts où Mitt Romney, le candidat de 2012, a recueilli ses pires scores face à Barack Obama, se trouvent dans les états de New York et de Californie, on peut s’amuser de l’ironie du calendrier électoral. 

Donald Trump, violence et "show biz"

Trois mois avant la convention républicaine de Cleveland, qui s’annonce animée, si aucun candidat incontestable n’est désigné à l’issue des primaires, Donald Trump prépare déjà ces jours, où sera déterminé son avenir, celui du Parti républicain, peut-être même celui de l’Amérique et du monde. Il promet un "rough July" (un juillet rude), aux républicains. En clair, il sous entend que si l’establishment du parti lui barre la route, il ne répondra de rien, ses partisans seront en colère, des émeutes pourraient avoir lieu, comme cela s’est déjà produit dans le passé (sans parler des bagarres dans certains de ses meetings).


"J’espère qu’il n’y aura pas de violences", a ensuite rajouté le milliardaire, plus que jamais pompier pyromane. Mais il veut aussi mettre le feu sur scène. Les conventions sont déjà des shows hollywoodiens, conçus pour les soirées de prime time en direct sur toutes les grandes chaines, avec un budget cotillon conséquent. Le milliardaire voudrait que cette année, pour sa désignation, le spectacle soit encore plus "show biz"

Choses vues dans un meeting de Hillary Clinton

Quelques images du meeting que tenait Hillary Clinton au Hilton de Midtown Manhattan (c’est-à-dire à deux minutes à pied de la Trump Tower).

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