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Brenton Tarrant
Crédit : JOHN KIRK-ANDERSON / POOL / AFP
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La justice néo-zélandaise a tranché. Dans une décision rendue ce jeudi 30 avril, la cour d’appel a rejeté la requête de Brenton Tarrant, qui cherchait à faire annuler sa condamnation et sa peine pour le massacre du 15 mars 2019. À l'époque âgé de 29 ans, il avait ouvert le feu lors de la prière du vendredi dans deux mosquées de Christchurch, faisant 51 morts et 49 blessés. L’attaque, filmée et diffusée en ligne pendant 17 minutes, s’accompagnait de la publication d’un manifeste raciste et islamophobe.
Les magistrats n’ont pas été convaincus par ses arguments. L’homme de 35 ans affirmait que ses conditions de détention, qu’il qualifiait "d’inhumaines" durant son procès, l’avaient empêché de prendre une décision éclairée au moment de plaider coupable.
Mais pour la Cour, les éléments présentés ne tiennent pas. "La Cour n’accepte pas les preuves fournies par M. Tarrant concernant son état mental", a indiqué la décision. Les juges ont pointé des incohérences dans son témoignage, en contradiction avec les observations de l’administration pénitentiaire et les évaluations de professionnels de santé mentale réalisées à l’époque.
En 2020, le juge Cameron Mander avait déclaré que derrière l'idéologie "tordue" de Brenton Tarrant se cachait une "profonde haine" qui l'a conduit à attaquer des hommes, des femmes et des enfants sans défense. "Il revient à la Cour d'apporter une réponse de rejet catégorique face à des malfaisances aussi haineuses", a déclaré le juge Cameron Mander en prononçant cette peine sans précédent dans l'histoire judiciaire de la Nouvelle-Zélande.
Le collège de trois magistrats a estimé que les aveux de Brenton Tarrant avaient été formulés sans contrainte. Selon eux, rien ne permet d’affirmer qu’il aurait subi une quelconque pression pour plaider coupable.
Au contraire, les juges ont considéré que "les preuves démontrent de manière accablante" qu’il ne souffrait d’aucun impact psychologique significatif lié à ses conditions de détention au moment de reconnaître les faits.
La Cour a ainsi conclu ce jeudi que sa demande d’appel est "totalement dénuée de fondement", fermant la porte à toute remise en cause de sa condamnation.
Des avocats représentant les familles ont fait part de leur "immense soulagement" après du média public RNZ. "Les familles, et franchement nous tous, serons épargnés par le traumatisme de devoir revivre les événements du 15 mars lors d'un nouveau procès", ont-ils déclaré.
Condamné à la prison à perpétuité en août 2020, sans possibilité de libération conditionnelle, il est depuis détenu dans une unité spéciale de la prison d’Auckland, réservée aux détenus considérés comme présentant un risque extrême, avec des contacts très limités avec l’extérieur.
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