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Nigeria : le président "ne cédera pas au chantage" après l'enlèvement de 317 adolescentes

317 adolescentes ont été enlevées dans un internat du Nord-Ouest du Nigeria ce vendredi 26 février.

Le dortoir de l'école où les adolescentes ont été enlevées au Nigéria
Le dortoir de l'école où les adolescentes ont été enlevées au Nigéria
Crédit : Habibu ILIYASU / AFP
William Vuillez & AFP

Le président du Nigeria Muhammadu Buhari a condamné, vendredi 26 février, le nouvel enlèvement "inhumain" de plus de 300 adolescentes dans un internat du Nord-Ouest du Nigeria. Il a affirmé qu'il ne "céderait pas au chantage des bandits" qui attendent "le paiement d'importantes rançons". À 1h du matin vendredi, ces derniers sont arrivés en voiture dans l'internat de Jangebe, dans l'État de Zamfara et ont envahi les dortoirs.

Ils ont emmené 317 jeunes filles au cours de ce nouveau kidnapping d'élèves. "Nous avons la capacité de déployer une force massive contre les bandits dans les villages où ils opèrent, mais nous sommes limités par la peur de lourdes pertes de villageois innocents et d'otages qui pourraient être utilisés comme boucliers humains" par les criminels, a déclaré le président dans un communiqué.

Dans le Nord-Ouest du Nigeria, la situation sécuritaire est de plus en plus précaire et les habitants sont laissés à eux-mêmes pour assurer leur sécurité. Vendredi, une foule en colère s'en est pris au convoi du ministre local et d'un responsable sécuritaire qui se rendaient à Jangebe après l'enlèvement.

Une cinquantaine d'élèves a réussi à s'échapper

Des villageois ont "jeté des pierres sur deux véhicules", a rapporté Umar Shehu, journaliste du quotidien local Daily Trust, qui était dans le convoi, ajoutant qu'un caméraman a été gravement blessé à la tête. Au cours du rapt, une cinquantaine d'élèves a réussi à s'échapper, mais leurs parents, refusant qu'elles restent sur place pour être interrogées par les services de sécurité, ont saccagé l'école.

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"Ils sont devenus violents et ont commencé à casser les portes et les fenêtres, nous n'avons pas eu d'autre choix que de les laisser partir", a rapporté un enseignant à l'AFP, sous couvert d'anonymat. Une équipe des forces de sécurité "lourdement armée a été envoyée à Jangebe pour appuyer l'opération de sauvetage en cours", selon la police locale.

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