2 min de lecture Niger

Niger : un ministre incarcéré dans une affaire de trafic de bébés

Le ministre nigérien de l'Agriculture a été écroué dans une affaire de trafic présumé de nouveaux-nés venus du Nigeria.

Le ministre nigérien de l'Agriculture, Abdou Labo, ici le 10 février 2012.
Le ministre nigérien de l'Agriculture, Abdou Labo, ici le 10 février 2012. Crédit : AFP PHOTO / BOUREIMA HAMA
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La rédaction numérique de RTL
et AFP

Abdou Labo, le ministre nigérien de l'Agriculture, "a été emprisonné à la prison de Say (sud de Niamey) après avoir été entendu par un juge qui l'a placé sous mandat de dépôt" ce samedi 23 août, dans l'affaire dite des 'bébés importés du Nigeria', a révélé à l'AFP un proche du ministre. L'une de ses épouses est poursuivie dans cette affaire de trafic présumé de nouveaux-nés venant du Nigeria voisin.

Selon plusieurs télévisions privées, qui ont montré le véhicule du ministre escorté par un véhicule de la gendarmerie à la sortie du palais de justice de Niamey, celui-ci est poursuivi pour "complicité" des actes commis par son épouse, incarcérée en juin.

Abdou Labo, qui a été également ministre de l'Intérieur de 2011 à 2013, est le vice-président de la Convention démocratique et sociale (CDS), un parti d'opposition dirigé par l'ex-chef de l'Etat Mahamane Ousmane (1993-1996). Il avait passé outre les consignes de sa formation pour entrer au gouvernement.

L'une des épouses d'un opposant écrouée

Quelque 17 personnes, dont 12 femmes, ont été écrouées fin juin au Niger dans une affaire de trafic international de bébés entre le Nigeria, où ils ont été conçus, le Bénin et le Niger. Parmi les femmes incarcérées figure l'une des épouses de Hama Amadou, le principal opposant au président Mahamadou Issoufou.

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Toutes ont été inculpées de "supposition d'enfant" (un délit qui consiste à attribuer la maternité d'un enfant à une femme qui ne l'a pas mis au monde), "faux et usage de faux" et "déclaration mensongère".

L'affaire a vite pris une tournure très politique au Niger. "Cette action présumée de trafic d'enfants, aucun élément n'a été fourni pour l'étayer (...) c'est un dossier politique comme les autres", avait déclaré Hama Amadou dans un entretien fin juillet à Radio France internationale (RFI).

"Fermer les yeux, c'est ça qui aurait été politique. Nous allons bannir ce trafic honteux quelque soit la personne qui est impliquée", lui avait répondu le ministre nigérien de la Justice Marou Amadou. Le parquet avait affirmé disposer d'"indices" qui prouvent que les "infractions sont établies" grâce à un "travail laborieux et méticuleux menées aussi bien au Nigeria qu'au Bénin et au Niger".

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