2 min de lecture

"N'y croyez pas une seule seconde" : Emmanuel Macron prévient que "les menaces" et "intimidations" commerciales américaines sont toujours d'actualité

Dans un entretien au journal Le Monde, le président français exhorte les européens à ne pas céder à "un lâche soulagement" et appelle aussi de ses vœux à un nouvel emprunt commun des Vingt-Sept, pour financer des investissements stratégiques et permettre à l'Europe de s’attaquer à "l’hégémonie du dollars".

Emmanuel Macron assure que la guerre commerciale avec les États-Unis est toujours d'actualité

Crédit : AFP

La rédaction numérique de RTL & AFP

Je m'abonne à la newsletter « Infos »

Emmanuel Macron met en garde l'Europe : les "menaces" commerciales et les "intimidations américaines" ne sont pas finies. Dans un entretien au journal Le Monde, le président de la République affirme qu'il y a eu "une forme de lâche soulagement" au sortir de la crise sur le Groenland, auquel il convient de ne pas céder. 

"Comme à l’été 2025, après la signature de l’accord entre l’UE et les Etats-Unis sur les droits de douane. Il y a les menaces et les intimidations. Et puis, d’un seul coup, Washington recule. Et on pense que c’est fini. Mais n’y croyez pas une seule seconde", assure le président, évoquant "les menaces sur la pharmacie" et "le numérique" qu'il observe "chaque jour".

Pour le chef de l'État, les Européens "seront balayés" s'ils n'instaurent pas une "préférence européenne" dans des secteurs stratégiques face à la concurrence américaine et chinoise, dans un entretien publié mardi par plusieurs journaux européens. "C'est le moment de lancer une capacité commune d'endettement pour ces dépenses d'avenir, des eurobonds d'avenir", dit aussi le président français dans ces journaux dont Le Monde, The Economist et la Suddeutsche Zeitung, avant une série de rencontres de l'Union européenne sur la compétitivité et l'industrie cette semaine.

Par ailleurs, Emmanuel Macron a évalué les besoins d'investissements publics et privés dans l'UE à "quelque 1.200 milliards d'euros par an" en additionnant les nécessités dans "les technologies vertes et numériques" et "la défense et la sécurité".

Le locataire de l'Élysée a également affirmé que le projet de futur avion de combat européen (SCAF) est "un bon projet" et que "les choses doivent avancer", en dépit des tensions entre industriels français et allemands. "C'est un bon projet et je n'ai eu aucune expression allemande pour me dire que ce n'est pas un bon projet. Quand les industriels essaient de faire de la dissynergie, c'est une chose, mais ce n'est pas à nous de la cautionner", a-t-il déclaré.

La rédaction vous recommande

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info