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Militaires soumis au droit du travail : le ministère des Armées regrette une "décision néfaste"

INVITÉ RTL - Porte-parole du ministère des Armées, Hervé Grandjean, a dénoncé la décision de la Cour de justice de l'Union européenne qui demande à ce que les militaires français hors mission soient soumis au droit du travail classique.

Des militaires français (Image d'illustration)
Des militaires français (Image d'illustration)
Crédit : JOEL SAGET / AFP
Hervé Grandjean était l'invité de RTL Soir du 19 juillet 2021
08:08
Hervé Grandjean était l'invité de RTL Soir du 19 juillet 2021
08:08
Olivier Boy - édité par Julien Vattaire

Un conflit oppose La France et son armée à la Cour de justice de l'Union européenne. Dans un arrêt rendu jeudi 15 juillet, l'instance juridique supranationale a exigé que les militaires français, hors ceux engagés sur des opérations extérieures, soient soumis au droit du travail classique, notamment sur le temps de travail, les astreintes et les jours de repos.

Le gouvernement français, par la voix notamment de sa ministre des Armées, Florence Parly, a déjà manifesté son opposition à cette décision. Invité de RTL, ce lundi 19 juillet, le porte-parole du ministre des Armées, Hervé Grandjean, a dénoncé une "décision néfaste", qui entraînerait "une armée à deux vitesses". Effectivement, cette décision concernerait uniquement les militaires chargés quotidiennement de mener des tâches administratives et courantes


Par ces propos, Hervé Grandjean défend "tout un environnement assumé par des militaires qui n’est pas moins indispensable à la bonne tenue des opérations qu’autre chose". Pour illustrer sa désapprobation vis-à-vis de la décision européenne, il a pris l'exemple d'un sous-marin nucléaire lanceur d’engins qui devrait appareiller de Brest pour aller faire une patrouille de 70 jours. 

"C'est un vrai problème"

"Si, la veille au soir de l’appareillage, on se rend compte qu’une pompe est cassé, et qu’il ne peut pas appareillé. Aujourd’hui, ce sont des marins militaires qui sont à terre qui vont réparer la pompe. Ils vont y passer la nuit s’il faut. Mais, la pompe sera réparée et le sous-marin partira à l’heure dite. Si, demain, la veille de l’appareillage, la-aussi, si la pompe est hors de fonctionnement, mais nos militaires ont fait 35 heures ou 48 heures, et ne peuvent pas réparer, et donc faut différer le départ en opération, c’est un vrai problème", a déclaré le porte-parole du ministre des Armées.

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Hervé Grandjean l'assure. Les militaires français sont "extrêmement attachés à leur statut, à l’unicité du statut, ce qui fait leur cohésion". De ce fait, l'État français, aux côtés de juristes et d'experts, va observer en détails, dans les prochaines semaines, ce que va changer l'arrêt européen pour les militaires français. Mais, d'ores et déjà, une ligne rouge a été décrétée. Si la décision de la Cour de justice de l'Union européenne amenait "à une catégorisation de nos militaires, au fait qu’il faille rogner certaines opérations, ce serait inacceptable", a fait savoir le porte-parole du ministre des Armées.

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