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Mali : une frappe aérienne française a causé la mort de 19 civils selon l'ONU

Une enquête des Nations unies révèle que l'armée française aurait abattu 19 civils dans une frappe aérienne. Paris se défend et "émet de nombreuses réserves quant à la méthodologie retenue".

Un soldat de la Légion étrangère déployé au Mali en 2013
Un soldat de la Légion étrangère déployé au Mali en 2013
Crédit : Issouf SANOGO / AFP
Mali : une frappe aérienne française a causé la mort de 19 civils selon l'ONU
01:17
Nicolas Barreiro & AFP

Une enquête des Nations unies a conclu qu'une frappe aérienne conduite par l'armée française au Mali en janvier dernier a tué 19 civils réunis pour un mariage. Selon un rapport, Paris a toujours soutenu qu'il ne s'agissait que de jihadistes.

L'enquête menée par la Division des droits de l'Homme de la Mission de l'ONU au Mali (Minusma), appuyée par la police scientifique des Nations unies, se concentre sur les évènements du 3 janvier près de Bounti. La Minusma en conclut qu'elle "est en mesure de confirmer la tenue d'une célébration de mariage qui a rassemblé sur le lieu de la frappe une centaine de civils parmi lesquels se trouvaient cinq personnes armées, soupçonnées d'être membres de la Katiba Serma", assure le résumé du rapport, consulté par l'AFP.

La Katiba Serma est affiliée au Groupe de soutien à l'Islam et aux Musulmans, alliance jihadiste elle-même affiliée à Al-Qaïda. Au moins 22 personnes ont été tuées, dont trois des membres identifiés de la Katiba Serma, 19 sur le coup, 3 au cours de leur évacuation, affirme le document. La Minusma "recommande" aux autorités maliennes et françaises de diligenter "une enquête indépendante, crédible et transparente". 

Paris maintient sa version des faits

Dans un communiqué publié ce mardi 30 mars, le ministère français des Armées a réfuté toute bavure au Mali et émis "de nombreuses réserves" sur l'enquête des Nations unies. Le ministère "maintient avec constance et réaffirme avec force" que "le 3 janvier, les forces armées françaises ont effectué une frappe aérienne ciblant un groupe armé terroriste identifié comme tel" près de Bounti, souligne-t-il. 

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Il "émet de nombreuses réserves quant à la méthodologie retenue" et "ne peut considérer que ce rapport apporte une quelconque preuve contredisant les faits tels que décrits par les forces armées françaises".

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