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Des manifestants brandissent des drapeaux iraniens de l'époque Pahlavi lors d'une manifestation contre le gouvernement iranien sur la place Stephansplatz à Vienne, en Autriche, le 11 janvier 2026.
Crédit : Joe Klamar / AFP
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Près de vingt jours après le début des contestation en Iran, le président américain a affirmé que les "tueries" avaient cessé dans le pays, après une répression violente des manifestations par les autorités iraniennes. Donald Trump n'a pas écarté la possibilité d'une intervention militaire, affirmant que Washington "observera" la situation.
"Nous avons été informés par des sources très importantes de l'autre côté, et elles ont dit que les tueries ont pris fin", a déclaré le président américain lors d'un événement à la Maison Blanche, précisant que ces mêmes sources avaient affirmé que les exécutions prévues de manifestants n'auraient finalement "pas lieu". Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a confirmé qu'aucune exécution de manifestants n'aurait lieu dans l'immédiat.
Le président américain a menacé plusieurs fois d'intervenir militairement pour mettre fin à la répression du mouvement de contestation, l'un des plus importants depuis la proclamation de la République islamique en 1979.
Selon l'ONG Hengaw, basée en Norvège, l'exécution d'un Iranien de 26 ans arrêté au cours des manifestations, Erfan Soltani, prévue mercredi, a été reportée mais sa vie reste en danger. La répression, qualifiée de "brutale" par les défenseurs des droits humains, a déjà fait plus de 3.428 morts selon Iran Human Rights. "Ce chiffre est un minimum absolu", avertit l'organisation, qui fait aussi état de plus de 10.000 arrestations.
La théocratie chiite est accusée par les ONG de mener une répression brutale à huis clos, dans un pays de près de 86 millions d'habitants coupé d'internet depuis près d'une semaine sur décision des autorités.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a affirmé que "le calme règne" désormais en Iran et que les autorités ont le "contrôle total" de la situation. Bien que Téhéran se dise ouvert à la diplomatie, d'autres responsables iraniens ont durci le ton envers les États-Unis et Israël. Le chef des Gardiens de la Révolution, Mohammad Pakpour, a averti que l'Iran est prêt à riposter "de manière décisive" à toute attaque.
Face à ces tensions régionales, le Qatar a signalé le départ d'une partie du personnel de la base américaine d'Al-Udeid. Le Royaume-Uni a temporairement fermé son ambassade à Téhéran, et l'Espagne a conseillé à ses ressortissants de quitter l'Iran. À Téhéran, le pouvoir judiciaire a promis des procès "rapides" et "publics" pour les manifestants arrêtés.
Le chef d'état-major de l'armée iranienne, Abdolrahim Moussavi, a déclaré que le pays n'avait jamais connu un tel niveau de destruction, en référence aux violences des manifestations. Internet reste coupé pour le septième jour consécutif, limitant l'accès à l'information. Les quelques photos qui sont parvenues à l'étranger montrent des scènes d'une violence inouïe.
"Sur les rares images qui nous sont parvenues, nous voyons des manifestants abattus à bout portant par des armes d'assaut, des cadavres qui s'entassent dans des sacs, dans des hôpitaux saturés. Nous voyons des familles iraniennes endeuillées et nous entendons des appels de détresse auxquels nous pouvons rester insensibles", a assuré le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot sur RTL, mercredi 14 janvier 2026.
Les condamnations internationales ont afflué ces derniers jours: l'ONU s'est dite "horrifiée" et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a dit plancher sur de nouvelles sanctions contre Téhéran. Donald Trump a lui annoncé mardi des droits de douane de 25% à effet immédiat contre les partenaires commerciaux de l'Iran.
Les prix du pétrole ont chuté de plus de 3% jeudi après que le président américain Donald Trump a déclaré que les "tueries" en Iran avaient pris fin et a temporisé sur une éventuelle intervention militaire. Le baril de WTI nord-américain a baissé de 3% à 60,16 dollars, tandis que le Brent de la mer du Nord a reculé de 2,87% à 64,61 dollars.
Les déclarations de Trump, affirmant que l'Iran cesserait de réprimer violemment les manifestants, ont apaisé les craintes d'un choc d'approvisionnement sur les marchés de l'énergie. Les investisseurs craignaient que les tensions ne perturbent le détroit d'Ormuz, par où transite près de 20% du pétrole mondial. Trump a également laissé entendre qu'une action militaire contre l'Iran pourrait être évitée, ce qui a contribué à la détente des marchés.
Trump a imposé des droits de douane de 25% sur les partenaires commerciaux de l'Iran, visant notamment la Chine, principal partenaire de Téhéran. Cette mesure s'ajoute aux inquiétudes concernant un éventuel blocage des exportations iraniennes de brut par les États-Unis, ce qui pourrait faire grimper les prix du pétrole.
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