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Des préservatifs (illustration)
Crédit : SIPA
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Voilà une hausse de prix qu'on n'avait pas vu venir. Dans le sillon de la guerre au Moyen-Orient, des produits du quotidien ont vu leurs coûts augmenter. C'est le cas du carburant et, dans une moindre mesure, de certaines denrées alimentaires. Vient désormais le tour des préservatifs.
Karex Bhd, qui fabrique un préservatif sur cinq dans le monde, se prépare à augmenter ses prix jusqu'à 30%. En effet, le conflit en cours déstabilise leur chaîne d'approvisionnement et fait ainsi grimper leurs coûts. Cette hausse n'est pas pour tout de suite, mais devrait intervenir "dans les prochains mois", a fait savoir Goh Miah Kiat, directeur général de l'entreprise malaisienne aux cinq milliards de préservatifs par an, à Bloomberg.
"Il s'agit sans aucun doute de l'une des plus importantes augmentations de prix que nous ayons effectuées depuis très longtemps", a précisé le chef d'entreprise. Parmi les clients de Karex Bhd, on retrouve Durex, qui représente près d'un préservatif sur deux acheté en France.
Mais d'où vient cette augmentation ? Il faut savoir que la production de préservatifs est dépendante du pétrole, actuellement bloqué au détroit d'Ormuz depuis fin février. De quoi provoquer des pénuries de produits chimiques dérivés du pétrole qui servent à fabriquer les contraceptifs. On peut notamment citer l'ammoniaque pour la conservation du latex, l'éthanol pour l'emballage et l'impression ou encore l'huile de silicone pour lubrifier chaque préservatif. Ces produits venant à manquer, leurs prix explosent.
Outre la hausse du prix des matières premières, celui des emballages de préservatifs et des lubrifiants explose également. C'est pour cela que Goh Miah Kiat, qui indique que son entreprise dispose de "deux à trois mois de stock", n'exclut pas d'autres augmentations à l'avenir.
Le directeur général va jusqu'à évoquer un risque de pénurie de préservatifs. "Nous constatons que de plus en plus de préservatifs se trouvent sur des navires qui n'ont pas encore atteint leur destination, alors qu'ils sont très demandé", a déclaré Goh Miah Kiat à Reuters, ajoutant que de nombreux pays en développement n'ont pas suffisamment de stocks aujourd'hui.
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