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Les Français achètent plus d'entreprises allemandes que l'inverse

ÉDITO - Année du retournement de tendance pour une grande partie de l'industrie en France, 2016 aura aussi été aussi celle des acquisitions à l'étranger.

Les Français achètent plus d'entreprises allemandes que l'inverse
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Les Français achètent plus d'entreprises allemandes que l'inverse
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Loïc Farge
Loïc Farge

L'acquisition d'Opel par PSA  a fait sensation. Mais cette opération n'est que le volet le plus spectaculaire d'un mouvement plus important : les entreprises françaises ont acheté l'an dernier 93 sociétés allemandes. Un constat dont on peut tirer deux aux moins deux conclusions : celle de la très forte attractivité de la première économie européenne et celle de la capacité retrouvée de nos entreprises à se faire une place sur ce marché, l'un des plus compétitifs du monde.

En reprenant près de 100 sociétés, nos sociétés réalisent un volume d’acquisition en hausse de 25% sur un an, qui est trois fois plus important que la moyenne des transactions françaises enregistrées depuis 2000. On notera qu'en sens inverse, les investisseurs allemands n'ont repris que 25 sociétés tricolores.

Selon l'étude PwC, qui pointe ces évolutions, l'intérêt des Français est essentiellement focalisé sur les PME, ces entreprises de taille moyenne, le plus souvent familiales, qui sont l'épine dorsale de l'économie allemande. Elles ont souvent comme caractéristiques d’être performantes, parmi les meilleures dans leur secteur d'activité et toujours rentables. Ces achats permettent aux acheteurs français d'acquérir des technologies et des savoir-faire qui ne sont pas présents dans l'Hexagone et qui sont incontournables pour rester compétitifs.

La France, troisième acteur le plus actif outre-Rhin

Cela n'exclut pas pour autant les grosses opérations. On a beaucoup disserté sur PSA/Opel, mais beaucoup moins sur le rachat de WMF par Seb (une acquisition de 1,6 milliard), sur la prise d'Unify (un champion des télécommunications intégrées par Atos pour 600 millions), des bagages haut de gamme Rimowa par LVMH, là encore pour bien plus qu’un demi-milliard, ou d’un réseau de maisons de retraite par Korian.

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Il y a eu l'an dernier outre-Rhin 2.160 acquisitions par des étrangers. La France a été le troisième acteur le plus actif, derrière les États-Unis et la Grande-Bretagne. Et même s'il y a eu parfois des grincements de dents, aucune campagne n'a été conduite contre ces transferts de propriété. En fait, seule la Chine a essuyé des refus quand elle a visé des entreprises stratégiques.

- 53 millions de véhicules ont été rappelés aux États-Unis l'an dernier. Principalement pour des soucis d'airbag.

- Signe des temps, le distributeur Auchan n'aura fait face en 2016 aux difficultés de la grande distribution que grâce à l'ouverture de quarante magasins en Chine.

La note du jour

14/20 à Thierry Breton. Atos, qu'il préside, fait son entrée au CAC 40. Ce fleuron technologique remplace le promoteur immobilier Klépierre.

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