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Lente prise de décision, tensions avec le Pakistan, guide suprême introuvable... Pourquoi le régime iranien est en train de sombrer dans la paranoïa

Alors que Donald Trump a récemment annoncé qu'un accord allait prochainement être signé avec l'Iran, la fin du conflit se fait toujours attendre. Pour cause, les Iraniens subissent des complications en interne, ce qui complique les prises de décisions. Le fruit d'une véritable paranoïa à Téhéran.

Des Gardiens de la Révolution à Téhéran (Iran), le 10 janvier 2025.

Crédit : Morteza Nikoubazl / NurPhoto / NurPhoto via AFP

Les secrets de la paranoïa des dirigeants iraniens

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Les secrets de la paranoïa des dirigeants iraniens

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Georges Malbrunot - édité par Ennio Aparicio-Szkudlarek

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Près de quatre mois après les premières frappes en Iran et la mort de l’ayatollah Ali Khamenei, les dirigeants iraniens sont plus que jamais méfiants face à leurs adversaires. Le régime sombre complètement dans la paranoïa.

Traqué jusqu’à récemment par Israël et les États-Unis, les généraux des Gardiens de la révolution aux commandes de la guerre n’échangent plus par e-mail. Ils ont non seulement peur que le contenu de leurs messages soit dévoilé, mais redoutent surtout la géolocalisation et le ciblage par leurs ennemis. Ces derniers ne communiquent que par messages écrits, convoyés d’un point à un autre de Téhéran.

Conséquence principale : les prises de décisions peuvent durer trois à quatre jours. Une lenteur qui rend impatient le président américain Donald Trump

Les membres de la délégation rentrent séparément

Les Iraniens ont quand même quelques raisons d’avoir peur. Le régime a été décapité au début de la guerre et semble être en permanence sur un fil. Lorsque les Iraniens sont allés rencontrer les Américains au Pakistan, leur trajet aérien retour était escorté par des avions de combat pakistanais. 

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Ils ont ensuite atterri dans la ville iranienne de Mashad, où la délégation a été éclatée pour revenir à Téhéran : certains sont rentrés en train, d’autres en bus et d’autres encore en voitures. Un luxe de précautions pour éviter qu’Israël ne les vise.

Donald Trump n’est pas le seul à se plaindre de la lenteur iranienne à signer un accord. Les médiateurs pakistanais bouillonnent aussi. Lorsque le maréchal Asim Munir, chef d'État-major, s’est rendu à Téhéran les 22 et 23 mai 2026, il a eu un entretien houleux avec Ahmad Vahidi, qui dirige les opérations militaires. 

Tensions avec le Pakistan

L'officier pakistanais a en effet souhaité voir le guide suprême Mojtaba Khamenei, fils d'Ali Khamenei. Cette rencontre était la condition de sa venue pour finaliser l’accord en vue de mettre fin à la guerre et ensuite le rapporter à Donald Trump. 

Une option refusée par l'Iranien Ahmad Vahidi, qui a argumenté que l'ayatollah était encore blessé et se situait dans un endroit difficile d’accès. Le ton est alors monté : le Pakistanais lui a rappelé que sans lui, les Israéliens et les Américains l’auraient déjà liquidé. 

Ce dernier a finalement pu échanger par téléphone avec le guide suprême, et a eu la surprise de le trouver relativement plus pragmatique que les militaires iraniens. Cela explique sûrement les divergences au sommet du pouvoir sources de retard dans la prise de décision. 

Des blessures sévères pour le guide suprême iranien

Le maréchal Munir a ensuite évoqué cette rencontre à Donald Trump, qui a tenu peu après une déclaration assez étonnante, en exprimant son souhait de rencontrer Mojtaba Khamenei. C’était probablement après avoir été briefé par son relais pakistanais.

Au sujet de l'état de santé du guide suprême, invisible depuis l’élimination du reste de sa famille début mars 2026, on sait qu’il a été soigné dans un hôpital de Téhéran qui a été complètement vidé de ses malades. Le nouveau guide suprême a subi des blessures au dos et à une jambe, mais surtout des blessures graves au visage qui pourraient l’empêcher de parler correctement. 

Cela explique pourquoi Mojtaba Khamenei - dont le lieu précis de résidence reste encore inconnu - n’est jamais apparu publiquement. Ses prises de parole sont simplement lues à la télévision. Ce ne sera certainement pas avec lui que le vice-président américain JD Vance pourrait signer prochainement un accord de fin des hostilités.

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