4 min de lecture

Guerre au Moyen-Orient : Donald Trump évoque la "signature" prochaine d'un accord avec l'Iran et annule les frappes prévues ce jeudi soir

Le président américain, qui avait annoncé de nouveaux bombardements contre l'Iran ce jeudi 11 juin au soir, a expliqué annuler l'opération, un accord ayant été "approuvé par toutes les parties prenantes".

Donald Trump, le 27 mai 2026

Crédit : Kent NISHIMURA / AFP

Fanny Rocher & AFP

Je m'abonne à la newsletter « Infos »

Dans une nouvelle volte-face, Donald a dit jeudi 11 juin qu'il annulait les frappes dont il menaçait l'Iran le jour-même, assurant qu'il ne restait plus qu'à trouver "la date et le lieu" pour la "signature" d'un accord avec Téhéran. "Prenant acte du fait que les discussions avec la République islamique d'Iran ont été vues et approuvées par les plus hautes autorités iraniennes, j'ai (...) annulé les frappes et les bombardements qui étaient prévus contre l'Iran ce soir", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

"Les discussions et les derniers points ont été, sur le principe et dans les détails, approuvées par toutes les parties prenantes y compris les Etats-Unis, Israël, l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, le Qatar, la Turquie, le Pakistan, Bahrein, le Koweït, la Jordanie l'Egypte et d'autres", a-t-il poursuivi, ajoutant que le blocus des ports iraniens resterait en place jusqu'à ce que la "transaction soit finalisée". "La date et le lieu de la signature seront annoncés bientôt", a assuré le président américain.

Démenti iranien

Peu après, le président américain a assuré qu'un "très bon accord" avait été trouvé avec l'Iran et évoqué une possible signature en Europe dans les prochains jours, "une fois les documents finalisés." Le président américain, qui s'exprimait dans le Bureau ovale, a indiqué qu'il n'assisterait pas à cette signature, dont il a dit qu'elle pourrait avoir lieu dès "ce week-end" en présence du vice-président JD Vance.

Mais du côté iranien, l'agence de presse Fars, citant une source anonyme, a indiqué que Téhéran n'avait pas approuvé de texte sur un éventuel accord avec les États-Unis. "Aucun texte n'a été approuvé pour un protocole d'accord initial avec les États-Unis", a écrit Fars, citant une source présentée comme bien informée et proche de l'équipe de négociation iranienne.

Je ne veux pas avoir de troupes au sol mais si je voulais, nous pourrions mettre un petit groupe de soldats et prendre le contrôle de tout le pays

Donald Trump

Il avait menacé jeudi de frapper "très fort" l'Iran et prendre le contrôle d'infrastructures pétrolières du pays, dont son principal terminal, l'île de Kharg.
"Les États-Unis vont frapper l'Iran (...) TRES FORT ce soir", avait déclaré le président américain sur sa plateforme Truth Social. 

La volte-face rappelle le revirement spectaculaire opéré par le milliardaire républicain le 7 avril, quand il avait menacé le matin d'anéantir la "civilisation" iranienne tout entière, pour finalement annoncer le soir un cessez-le-feu. Donald Trump avait assuré jeudi dans un entretien matinal avec la chaîne Fox News qu'il y aurait "de nouveaux bombardements ce soir", "plus puissants". "Dans un avenir assez proche, nous prendrons l'île de Kharg, ainsi que d'autres infrastructures pétrolières, et nous prendrons le contrôle total de leurs marchés du pétrole et du gaz", avait-t-il écrit sen début de journée sur Truth Social. Le président américain n'avait donné aucun détail sur l'envoi éventuel de troupes américaines au sol pour mener à bien cette opération.

Dans son entretien avec Fox News, il s'était montré, comme souvent, ambigu. Concernant la prise de contrôle de l'île de Kharg, il avait dit que cette option avait toujours eu sa "préférence", mais ajouté: "Je ne sais pas si l'Amérique a les tripes pour ça, honnêtement", en ajoutant que les Américains préféreraient que les troupes "rentrent à la maison". "Je ne veux pas avoir de troupes au sol mais si je voulais, nous pourrions mettre un petit groupe de soldats et prendre le contrôle de tout le pays", avait-il assuré, en critiquant à nouveau la couverture selon lui défaitiste du conflit par les médias américains.

Donald Trump avait déjà évoqué auparavant une prise de contrôle de l'île de Kharg, une bande de terre broussailleuse située dans le nord du Golfe, à environ 30 kilomètres des côtes iraniennes, qui abrite le plus grand terminal pétrolier de l'Iran, assurant environ 90% de ses exportations de brut, selon une récente note de la banque américaine JP Morgan. Elle avait déjà été la cible mi-mars de "l'un des raids aériens les plus puissants de l'histoire au Moyen-Orient", selon Donald Trump, qui avait assuré y avoir détruit "toutes les cibles militaires".

La rédaction vous recommande

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info

Ne laissez pas Google décider de vos sources.

Ajouter RTL comme source préférée