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"La situation n'est tenable ni pour Trump, ni pour Téhéran" : pourquoi le retour de la guerre en Iran semble inéluctable

Après son revers électoral aux midterms, le président américain n'a plus beaucoup de temps pour maintenir un statu quo. De son côté, Téhéran pourrait vouloir calmer la grogne sociale en ressoudant sa population autour de son drapeau.

Donald Trump à l'ONU, le 22 septembre 2026 à New York.

Crédit : SPENCER PLATT / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP

"La situation actuelle, ni guerre, ni paix, n'est tenable ni pour Donald Trump, ni pour Téhéran"

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Georges Malbrunot & La rédaction numérique de RTL

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Après la lourde défaite électorale de Donald Trump aux midterms, le retour de la guerre au Moyen-Orient paraît inéluctable, d'autant que Téhéran pourrait également y avoir intérêt. 
Cette situation actuelle, entre guerre et paix, n'est tenable ni pour Donald Trump, ni pour Téhéran. Ces derniers jours, de nombreux contacts diplomatiques ont été entrepris afin d'éviter une reprise du conflit. Le début de la rédaction d'un nouveau projet d'accord a été évoqué, mais Téhéran s'est dit insatisfait par les derniers engagements américains. 

Fort de sa résilience, après huit mois de guerre, l'Iran se dit prêt à rouvrir le détroit d'Ormuz sous 48 heures, mais à condition que les États-Unis acceptent sept exigences. Les principales sont un cessez-le-feu sur l'ensemble des fronts de la région, un dégel de ses avoirs détenus à l'étranger et la levée des sanctions frappant son secteur pétrolier. Ce que Donald Trump a refusé.

Vers des frappes massives ?

Une nouvelle salve d'attaques semble probable, et assez rapidement, car le président américain n'a plus beaucoup de temps. Le coup de massue dont il parlait la semaine dernière contre l'Iran doit intervenir avant que ses adversaires démocrates ne s'installent au Congrès, c'est-à-dire le 3 janvier. 
À Téhéran non plus, le statu quo n'est pas tenable. L'Iran n'exporte pratiquement plus de pétrole et le malaise social est grand, comme l'indique une source sur place, qui rappelait le taux d'inflation, 140% en huit mois. Les Iraniens pourraient donc de nouveau descendre dans la rue, tandis qu'une nouvelle guerre aurait l'avantage pour le pouvoir de ressouder une partie de la population autour du drapeau. 

En cas de reprise des combats, les États-Unis pourraient plutôt opter pour des frappes massives sur une courte durée, peut-être contre la montagne de la Pioche, qui cache un complexe nucléaire souterrain. De nouvelles frappes ne feraient pas forcément céder l'Iran, Téhéran ayant d'ores et déjà averti que les cibles en riposte n'auraient plus de limites géographiques. 

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De leur côté, les monarchies du Golfe tremblent et craignent pour leurs installations énergétiques car l'Iran aurait intérêt à poursuivre ses attaques jusqu'à ce que la pression démocrate aux États-Unis monte pour obtenir des négociations. 

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