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"Détroit Trump" : le président américain refuse la proposition iranienne de réouverture d'Ormuz

L'Iran avait fait parvenir à Washington une proposition pour rouvrir le détroit d'Ormuz sous une période de sept jours.

Des navires au large de la plage de Suru, à Bandar Abbas, dans le détroit d'Ormuz, le 1er juin 2026.

Crédit : AMIRHOSSEIN KHORGOOEI / ISNA / AFP

AFP - édité par La rédaction numérique de RTL

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Donald Trump a refusé vendredi une proposition iranienne visant à rouvrir le détroit d'Ormuz sous sept jours, d'après le Wall Street Journal, le président américain envisageant par ailleurs une reprise des frappes en Iran après les élections législatives de mi-mandat en novembre.

Dans la soirée, le milliardaire républicain a publié sur son réseau Truth Social une carte représentant le détroit d'Ormuz avec la mention "Détroit Trump".  
Citant des responsables américains, le Wall Street Journal précise que Donald Trump serait sceptique quant à la capacité de Téhéran à répondre à ses exigences.

L'Iran avait soumis plus tôt dans la journée une proposition aux Etats-Unis pour rouvrir sous sept jours ce détroit stratégique, ajoutant que "le choix appartenait désormais" à Washington de l'accepter ou non.

"Le délai de sept jours commencera dès que les États-Unis accepteront ce plan", avait précisé le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, depuis le siège de l'ONU à New York.

Un texte d'accord rapidement jeté aux oubliettes

La réouverture du détroit d'Ormuz est au coeur du conflit entre Téhéran et Washington, que les Etats-Unis et Israël ont déclenché fin février avec des frappes sur l'Iran.

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"Les mesures que les États-Unis doivent prendre ne sont pas nouvelles", avait souligné le ministre iranien, interrogé par des journalistes. "Elles figurent déjà toutes dans le protocole d'accord" signé en juin avec Washington.

"Si les États-Unis acceptent de procéder de cette manière, tout reviendra comme avant", avait encore affirmé le président iranien Massoud Pezeshkian dans une interview à la chaîne CBS vendredi, affirmant que "le processus commencera le jour même où ils l'acceptent".

Le président américain Donald Trump et Massoud Pezeshkian ont signé en juin un protocole d'accord qui visait à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, à rouvrir le détroit d'Ormuz puis à mener des pourparlers sur le volet sensible du programme nucléaire iranien.

Mais le texte a fait l'objet d'interprétations divergentes par les deux parties et les discussions ont échoué. Parmi les conditions fixées en juin par l'Iran figurait la fin des hostilités avec un arrêt immédiat et définitif des opérations militaires et de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban où l'armée israélienne combat le groupe pro-iranien Hezbollah.

Téhéran exigeait en outre le déblocage et le versement d'avoirs iraniens gelés ainsi que la suppression des sanctions économiques, alors que l'économie du pays s'effondre et que la hausse des prix vertigineuse a alimenté début janvier des manifestations populaires d'ampleur inédite et réprimées dans le sang.

L'Iran fait l'objet depuis des décennies de sanctions américaines qui pénalisent son économie et les transactions internationales. Le pays a en outre vu ses avoirs à l'étranger gelés dans la foulée de la Révolution islamique en 1979. En l'absence de chiffres officiels, les médias locaux avaient estimé au printemps ces avoirs entre 100 et 123 milliards de dollars.

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