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La montre disparue d'Adolf Hitler en vente, sous le manteau, à Paris

Ce n'était qu'une rumeur, une image furtive sur une vidéo prise au Nid d'Aigle. Cette montre gravée vient de refaire surface 80 ans après en France, vendue sous le manteau dans un palace parisien. Un récit du "Figaro".

Une photo datée de 1938 montrant Adolf Hitler dans sa résidence du Berghof près de Berchtesgaden.
Une photo datée de 1938 montrant Adolf Hitler dans sa résidence du Berghof près de Berchtesgaden.
Crédit : FRANCE PRESSE VOIR / AFP
La montre d'Adolf Hitler refait surface, 80 ans après à Paris
03:07
Isabelle Choquet

Une histoire invraisemblable ce mardi, celle de la montre perdue d'Hitler. Une montre qui vient de refaire surface, 80 ans après, ici en France, à Paris. Comme une relique vénéneuse, à lire sur le site du Figaro.

Jusqu’ici ce n’était qu’une rumeur. Cette montre, on pouvait l’apercevoir sur une vidéo de quelques secondes prise au "Nid d’aigle", en Bavière. Sur ces images, le Führer la glisse dans sa poche. On n’était même pas sûr qu’il l’ait portée, même pas sûr que ce soit la sienne en fait. Maintenant, c’est certain. Car cette montre-là, un homme la propose actuellement sous le manteau, dans un palace parisien, vers la place Vendôme, la rue de la Paix, quelle ironie, la montre d’Hitler rue de la Paix. 

C'est un boitier rectangulaire, sobre et plutôt moderne pour l’époque. Le style parle de lui-même, nous sommes au début des années 1930. Le cadran est frappé du nom de Huber, fournisseur officiel de la cour de Bavière. Pas de doute, celui qui a offert cette montre à Hitler voulait ce qui se fait de mieux.

Des témoignages concordants

Même si en fait, Hitler ne portait pas de montre au quotidien. Au dos du boîtier, tout désigne le Fuhrer : l’aigle émaillé et la croix gammée, les initiales AH, et tout autour, trois dates inscrites en rouge sang: celles de sa naissance, celle de sa nomination comme chancelier du Reich et celle de sa victoire aux élections en 1933. Impossible de vérifier l'existence de cette commande très spéciale dans les archives de l’horloger : elles ont été atomisées par un bombardement en 1945. Mais plusieurs témoignages écrits prouvent son âge et son authenticité. 

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Cette Huber a été ramenée du "Nid d’Aigle" par un membre de la division Leclerc. Elle a dormi près de 80 ans dans un coffre-fort, et elle vient d'être exhumée par les héritiers de ce monsieur. En théorie, elle devrait être restituée aux ayants-droit de Hitler : l’État de Bavière. En pratique, mieux vaut la vendre. Un objet pareil, ça vaut une fortune et en même temps rien du tout car c'est invendable. 

La vente d'objets nazis interdite

En France, pour des raisons morales mais aussi juridiques, la vente des objets nazis et des biens de guerre est interdite. Reste la transaction privée, de la main à la main, dans le silence feutré des grands hôtels, sous la surveillance implacable des deux gorilles qui protège le vendeur. Ce n'est sans doute pas une première: les montres de Goebbels sont passées entre les mains d’experts, pour évaluation, et puis elles ont disparu sans laisser de traces. 

Il y a visiblement une fascination pour les montres de monstres. Le Figaro y consacre un long article. Le côté obscur du temps, où l'on apprend que la Patek Philippe en or blanc du colonel Kadhafi s'est envolée pour 167.000 euros il y a deux ans. Que Saddam Hussein faisait fabriquer des montres de luxe à son effigie, qui s'échangent aujourd'hui sur Ebay. Et que vendredi, c'est ça l'actualité, la montre d'Al Capone va être vendue à Sacramento, avec son Colt 45 préféré et son couteau de poche. Le garde-temps pourrait dépasser les 100.000 euros. 

Al Capone c'est une chose. Mais Hitler ? Qui pourra bien acheter la montre d'Hitler ? À peine une vingtaine d’amateurs dans le monde, probablement, des gens qui ne s'embarrassent pas de questionnement éthiques. La transaction atteindra-t-elle 100.000 euros, 1 million? En liquide, en diamants, en bitcoins? On ne le saura jamais. Le mieux, conclut le Figaro, serait qu’un généreux mécène parvienne à mettre la main dessus pour en faire don, par exemple, au mémorial de Yad Vashem.

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