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Italie : un maire veut mettre les Roms dans des bus spéciaux

Sa proposition a soulevé de vives critiques : un maire d'une petite ville de Piémont a proposé des bus spéciaux pour les Roms de sa commune.

Des personnes de la communauté Rom dans un bus après avoir été expulsés de leur camp en juin 2013 à Lille (archives).
Des personnes de la communauté Rom dans un bus après avoir été expulsés de leur camp en juin 2013 à Lille (archives).
Crédit : PHILIPPE HUGUEN / AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP

Le maire d'une petite ville du Piémont, dans le nord de l'Italie, a proposé des bus spéciaux pour les Roms de sa commune, une initiative qui a soulevé de vives critiques ce samedi 25 octobre de ses opposants qui y ont vu la ségrégation raciale autrefois en vigueur en Afrique du Sud.

Claudio Gambino, maire du Parti démocrate de Borgaro Torinese, a annoncé cette semaine vouloir des bus séparés pour les Roms parce que les quelque 600 Roms qui vivent dans un campement dans la banlieue de sa ville "nous dérangent depuis plus de 20 ans".

Nous avons besoin de deux bus [...]. Un pour les citoyens, l'autre pour les Roms.

Claudio Gambino, mairede Borgaro Torinese

"Nous avons besoin de deux bus pour garantir la sécurité de nos citoyens. Un pour les citoyens, l'autre pour les Roms", a dit le maire, expliquant que des vols et des actes de petite délinquance se déroulaient à bord des bus de sa ville.

L'idée de Claudio Gambino a reçu les "compliments" de la Ligue du Nord, parti anti-immigration, par la voix du député Roberto Calderoli, qui a déclaré que le maire, "bien qu'étant de gauche, a su écouter le peuple".

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Parmi ses soutiens figure également le conseiller municipal Luigi Spinelli, du Parti Gauche, écologie et liberté. Mais celui-ci a rapidement été rappelé à l'ordre par le chef de son parti, Nichi Vendola, qui a déclaré samedi à La Stampa qu"'accorder des droits différents aux gens, cela s'appelle de l'apartheid". 

Une responsable des droits de l'Homme au Parti démocrate, Micaela Campana, a indiqué que le parti avait averti Gambino que "la marginalisation n'est jamais une solution" et que "répondre à la violence par l'exclusion n'arrangera rien".

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