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Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi.
Crédit : Muhammed Enes Yildirim / ANADOLU / Anadolu via AFP
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Si les deux pays affichent officiellement leur espoir d'une solution diplomatique, les États-Unis sont prêts à mener des frappes sur l'Iran dès ce week-end du 21 février. Selon CNN, qui cite des sources proches du dossier, la Maison-Blanche a été informée que l'armée américaine pourrait être prête à lancer des frappes à partir de la fin de semaine. D'après CBS News, le calendrier de toute action pourrait même s'étendre au-delà du week-end.
Selon le Wall Street Journal, citant des responsables américains anonymes, le président a été informé d'options militaires, dont une visant à "tuer nombre de dirigeants politiques et militaires iraniens, afin de renverser le gouvernement".
Néanmoins, une source à CNN affirme que Donald Trump n'a pas encore pris de décision définitive quant à une intervention militaire. "Il y a réfléchit beaucoup." Une partie du personnel américain du Moyen-Orient va être déplacé temporairement par le Pentagone au cours des prochains jours, affirment d'autres responsables, sous couvert d'anonymat, à CBS News.
"Il existe de nombreuses raisons et arguments en faveur d'une frappe contre l'Iran", a déclaré la porte-parole de la Maison Blanche, à la presse, ce mercredi 18 février. Et d'ajouter : "L'Iran serait bien avisé de conclure un accord avec le président Trump et son administration." Karoline Leavitt a lancé cette nouvelle mise en garde après que l'Iran a dit "élaborer un cadre" pour faire avancer ses tractations avec les États-Unis.
Washington empêchera l'Iran de se doter de l'arme nucléaire "d'une manière ou d'une autre", avait plus tôt mis en garde le secrétaire américain à l'Énergie, Chris Wright. Donald Trump a pour sa part averti Londres de ne pas "céder" une base militaire dans l'océan Indien, affirmant qu'elle serait vitale en cas d'attaque contre l'Iran, si Téhéran "décidait de ne pas conclure d'accord".
Les deux pays ennemis ont achevé, mardi 17 février près de Genève, une deuxième session de pourparlers indirects, via une médiation omanaise, dans un contexte d'intensification du déploiement militaire américain dans le Golfe. Le vice-président américain JD Vance avait estimé que "d'un côté, cela s'est bien passé" puisque le dialogue est appelé à se poursuivre. Mais "d'un autre côté, il était très clair que le président avait établi certaines lignes rouges que les Iraniens ne sont pas encore prêts à reconnaître", avait-il commenté.
À l'issue de cette séance, Téhéran et Washington ont indiqué qu'ils allaient poursuivre les discussions - gelées en juin par la guerre de 12 jours déclenchée par une attaque israélienne en Iran - mais ont souligné être loin d'avoir rapproché leurs positions. Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi a indiqué que son pays travaillait à "l'élaboration d'un cadre préliminaire" pour la suite des pourparlers, lors d'un appel avec le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Rafaël Grossi.
L'Iran, qui dément chercher à se doter de l'arme nucléaire comme l'en accusent les pays occidentaux et Israël, veut limiter les pourparlers à son programme nucléaire et exige pour un accord la levée des sanctions qui étranglent son économie. Pour Washington, un règlement doit aussi inclure son programme de missiles balistiques et son soutien aux groupes armés dans la région hostiles à Israël.
Donald Trump a, à plusieurs reprises, menacé d'intervenir militairement contre l'Iran, d'abord en réaction à la répression meurtrière début janvier d'une vague de contestation, puis pour arracher un accord, évoquant même en cas d'échec un renversement du pouvoir. L'Iran a lui aussi multiplié les menaces de riposte en cas d'attaque, dont une fermeture du détroit d'Ormuz, un point de passage stratégique pour le commerce mondial de pétrole. Les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique, y mènent cette semaine des manœuvres militaires.
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