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Emmanuel Macron
Crédit : Nicolas Economou / NurPhoto / NurPhoto via AFP
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L’agence de presse iranienne Fars, réputée proche des Gardiens de la révolution, a publié ce mardi 3 février une photographie aérienne de la base militaire d’Al Dhafra, aux Émirats arabes unis. Située à une quarantaine de kilomètres d’Abou Dhabi, cette base abrite des avions émiratis, mais également une base aérienne française, selon le ministère des Armées. La publication, sans légende ni contexte, intervient dans un climat de fortes tensions diplomatiques et sécuritaires.
Quelques jours plus tôt, l’Iran avait qualifié les armées européennes "d’entités terroristes", en représailles à la décision de l’Union européenne d’inscrire les Gardiens de la révolution sur sa liste des organisations terroristes. Dans la région, les États-Unis disposent également de forces importantes, notamment sur cette même base d’Al Dhafra.
Interrogé à ce sujet lors d’un point presse en marge d’un déplacement à Vesoul, en Haute-Saône, Emmanuel Macron a tenu à rassurer. "Nous sommes évidemment très vigilants", a déclaré le chef de l’État ce mardi 3 février, assurant que les emprises militaires françaises au Moyen-Orient avaient été placées "dans les situations les plus renforcées de sécurité". Il a précisé que la France avait évalué la situation "avec plusieurs de nos alliés et partenaires dans les derniers jours".
"Toutes les dispositions ont été prises pour que nos soldats qui sont là-bas soient déployés dans les conditions optimales de sécurité", a-t-il ajouté, rappelant que les forces françaises présentes dans la région sont engagées dans la lutte contre le terrorisme et la formation des armées partenaires.
Au-delà de la question sécuritaire, le président de la République a également dénoncé la répression menée par les autorités iraniennes après le mouvement de contestation écrasé dans le sang début janvier. "La responsabilité de l’Iran aujourd’hui, c’est d’une part de respecter son peuple face à la révolution qui s’est encore déroulée et la répression terrible que nous avons vue", a-t-il affirmé, appelant à la libération des prisonniers politiques.
S’il n’a pas plaidé pour un changement de régime à Téhéran, Emmanuel Macron a réaffirmé son attachement à la souveraineté des peuples. "Ce sont les peuples qui changent leurs gouvernants", a-t-il souligné.
Emmanuel Macron a enfin exhorté l’Iran à reprendre les discussions. Il a indiqué qu’il n’existait pas, à ce stade, de négociations formellement reprises entre l’Iran et les États-Unis, tout en se disant favorable à des pourparlers sur les sujets sensibles.
L'Iran se prépare à des négociations directes avec les Etats-Unis, probablement vendredi 6 janvier, mais a rejeté d'emblée toutes "demandes déraisonnables", Donald Trump menaçant à nouveau Téhéran de "mauvaises choses" en cas d'échec de la diplomatie alors que la pression continue de s'accentuer sur la République islamique.
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