1. Accueil
  2. Actu
  3. International
  4. Iran : Amnesty appelle à une enquête sur Raïssi pour "crimes contre l'humanité"
1 min de lecture

Iran : Amnesty appelle à une enquête sur Raïssi pour "crimes contre l'humanité"

L'ONG a dénoncé ce 19 juin l'élection du nouveau président iranien et demandé une enquête pour "crimes contre l'humanité" et "répression brutale" des droits humains.

Ebrahim Raïssi a été élu à la présidence de l'Iran le 19 juin 2021
Ebrahim Raïssi a été élu à la présidence de l'Iran le 19 juin 2021
Crédit : ATTA KENARE / AFP
Capucine Trollion & AFP

 Ebrahim Raïssi, le nouveau président ultraconservateur de l'Iran, élu au premier tour ce 19 juin, devrait faire l'objet d'une enquête pour "crimes contre l'humanité" et "répression brutale" des droits humains. C'est ce que demande l'ONG Amnesty International dans un communiqué ce 19 juin.

"Le fait qu'Ebrahim Raïssi ait accédé à la présidence au lieu de faire l'objet d'une enquête pour crimes contre l'humanité, meurtre, disparitions forcées et torture, est un rappel sinistre que l'impunité règne en maître en Iran", dénonce Amnesty dans son communiqué. L'ONG accuse le nouveau président iranien d'avoir été membre d'une "Commission de la mort", alors qu'il occupait le poste de procureur adjoint du tribunal révolutionnaire de Téhéran en 1988. Cette "Commission de la mort" serait à l'origine, selon Amnesty, "de disparitions forcées et des exécutions extrajudiciaires dans le secret de milliers d'opposants détenus".

Interrogé en 2018 et 2020, Ebrahim Raïssi avait nié toute implication, mais rendu "hommage" à "l'ordre" donné selon lui par l'ayatollah Khomeiny, fondateur de la République islamique d'Iran, de procéder à cette épuration. Selon Amnesty, "le sort des victimes et le lieu où se trouvent les cadavres sont à ce jour systématiquement dissimulés par les autorités iraniennes, ce qui correspond (aussi) à des crimes contre l'humanité".

Accusé de "répression brutale des droits humains"

Amnesty accuse aussi le président iranien d'avoir "présidé à une répression brutale des droits humains" pendant son mandat de chef de l'Autorité judiciaire ces deux dernières années. Selon l'ONG, la répression a touché des "centaines de dissidents pacifiques, des militants des droits humains et des membres de minorités persécutées qui ont été détenus de manière arbitraire". Amnesty a appelé les États membres du Conseil de l'ONU pour les droits humains à prendre des "mesures concrètes pour répondre à l'impunité systématique en Iran".

La rédaction vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/