1. Accueil
  2. Actu
  3. International
  4. Haïti : le président promet de ne pas "baisser les bras face aux enlèvements"
1 min de lecture

Haïti : le président promet de ne pas "baisser les bras face aux enlèvements"

Le président haïtien a déclaré lundi ne pas "baisser les bras" après l'enlèvement de religieux catholiques près de Port-au-Prince, dimanche 11 avril.

Jovenel Moïse, le président haïtien, lors d’un défilé militaire pour commémorer la bataille de Vertières, au palais présidentiel de Port-au-Prince le 18 novembre 2019.
Jovenel Moïse, le président haïtien, lors d’un défilé militaire pour commémorer la bataille de Vertières, au palais présidentiel de Port-au-Prince le 18 novembre 2019.
Crédit : VALERIE BAERISWYL / AFP
Camille Guesdon & AFP

Au lendemain de l'enlèvement de dix personnes, dont sept religieux catholiques à Haïti près de près de Port-au-Prince, Jovenel Moïse, le président, a promis lundi 12 avril, ne pas "baisser les bras face aux enlèvements en Haïti". Il a déclaré : "Je suis conscient que l'Etat doit faire plus d'efforts dans la bataille contre cette catastrophe que constituent les enlèvements", et a juré qu'il fera "tout ce que (lui) permet la loi pour trouver de bonnes solutions pour résoudre ces problèmes". 

Le groupe des personnes enlevées comprend quatre prêtres haïtiens et une religieuse haïtienne, ainsi que deux Français originaires de l'ouest de la France : une religieuse du département de la Mayenne, et un prêtre de l'Ille-et-Vilaine qui vit en Haïti depuis plus de trente ans. Trois personnes, membres de la famille d'un prêtre haïtien n'ayant pas été kidnappé, ont également été enlevées. D'après une source policière, la police haïtienne soupçonne un gang armé, baptisé "400 Mawozo", actif dans le secteur où ces enlèvements se sont produits, d'en être à l'origine. Les ravisseurs réclament un million de dollars de rançon.

Le parquet de Paris a ouvert une enquête

Plus tôt dans la journée de lundi, Max Leroy Mésidor, l'archevêché de Port-au-Prince, avait dénoncé l'inaction des autorités dans un communiqué : "Depuis quelque temps, nous constatons la descente aux enfers de la société haïtienne", avant d'ajouter que "les autorités publiques qui ne font rien pour résoudre cette crise ne sont pas à l'abri de tout soupçon. Nous dénonçons les complaisances et les complicités d'où qu'elles viennent".

Le parquet de Paris, compétent pour des crimes commis à l'étranger contre des citoyens français, a ouvert lundi une enquête pour "enlèvement et séquestration en bande organisée", qu'il a confiée à l'Office central de lutte contre le crime organisé (OCLCO).

La rédaction vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/