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Guerre au Moyen-Orient : les Iraniens quittent le lieu des discussions après un message "insultant" de Donald Trump, mais disent rester "engagés" dans les négociations

La délégation iranienne a quitté dimanche le lieu où se tiennent les négociations avec les États-Unis en Suisse, et ce après un message jugé "insultant" posté par Donald Trump. Les Iraniens affirment toutefois rester "engagés" dans les discussions et ne semblent pas avoir l'intention de quitter la table des négociations.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, serrant la main au Premier ministre pakistanais Muhammad Shehbaz Sharif le 21 juin 2026 en Suisse.

Crédit : Fabrice COFFRINI / POOL / AFP

AFP - édité par Laurène Rocheteau

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La délégation iranienne a quitté dimanche le lieu où se tiennent des pourparlers avec les États-Unis en Suisse, après un message jugé "insultant" de Donald Trump selon un média d'État, témoin des tensions entourant ces négociations déjà fragilisées par les hostilités au Liban. 

Selon l'agence gouvernementale Irna, la délégation iranienne a "quitté le bâtiment où se déroulaient les négociations", qui étaient entrées "dans une phase difficile après 80 minutes de discussions et une interruption, à la suite de la publication d'un message insultant du président des États-Unis". Toutefois, selon un diplomate proche des négociations, les Iraniens restent "engagés" dans les négociations, menées sous médiation du Pakistan et du Qatar. La délégation "n'a pas communiqué aux médiateurs d'intention de partir", a indiqué ce diplomate sous couvert d'anonymat. 

Sur sa plateforme Truth Social, le président américain avait enjoint Téhéran d'empêcher ses alliés au Liban, en référence au Hezbollah, de "causer des problèmes", sans quoi les États-Unis reprendraient leurs frappes. "Ils feraient mieux de peser leurs mots, nos forces armées sont prêtes à leur répondre autrement", avait rétorqué sur X l'influent chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf. 

Des discussions "historiques", mais encore des différends

Selon les termes du protocole d'accord américano-iranien signé mercredi dernier, les deux parties doivent "se garder de menacer d'avoir recours à la force l'un contre l'autre". Les discussions doivent aboutir, sous un délai de 60 jours renouvelables, à un accord final pour mettre un terme au conflit au Moyen-Orient, déclenché par des frappes israélo-américaines sur l'Iran le 28 février et qui a causé des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban.  

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Les discussions devraient durer "quelques jours", selon le vice-président américain JD Vance présent sur place, mais qui ne peut rester "qu'un jour ou deux" en Suisse, où se trouvent également l'émissaire Steve Witkoff et le gendre de Donald Trump, Jared Kushner. JD Vance a qualifié ces négociations "d'historiques" et espéré qu'elles permettent "de tourner une nouvelle page afin de transformer notre relation avec le peuple iranien".  

Mais les différends sont nombreux, notamment sur le programme nucléaire iranien, qui empoisonne les relations bilatérales depuis des décennies. Selon la télévision d'État iranienne, il n'en a pas été question pendant la première session de discussion. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a déclaré dans la journée que "quels que soient les développements diplomatiques à venir", il ne permettrait "pas à l'Iran de se doter de l'arme nucléaire".

Toujours des affrontements au Liban

Outre la question du nucléaire, les discussions s'ouvrent aussi à l'ombre des affrontements entre Israël et le Hezbollah pro-iranien qui se sont poursuivis vendredi et samedi au Liban, en dépit d'une clause de l'accord-cadre prévoyant la fin des hostilités sur tous les fronts, et après la nouvelle fermeture, en représailles, du détroit d'Ormuz annoncée samedi par Téhéran. 

Des frappes de l'armée israélienne, qui occupe une partie du sud du Liban, ont fait au moins 30 morts samedi. L'armée israélienne restera dans le sud du Liban "aussi longtemps que nécessaire", a assuré Benjamin Netanyahu, tandis que de son côté, le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a refusé toute zone de sécurité israélienne dans le sud de son pays. 

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