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Gabon : "Nous ne souhaitons pas qu'il y ait de fritures sur la ligne entre Paris et Libreville", assure un ministre

INVITÉ RTL - Alain-Claude Bilie-By-Nze a multiplié les attaques envers Jean Ping, l'opposant d'Ali Bongo, qui conteste les résultats de l'élection.

Alain-Claude Bilie-By-Nze, ministre de la Communication gabonais.
Alain-Claude Bilie-By-Nze, ministre de la Communication gabonais.
Crédit : STEVE JORDAN / AFP
Gabon : "Nous ne souhaitons pas qu'il y ait de fritures sur la ligne entre Paris et Libreville", assure un ministre
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Gabon : "Nous ne souhaitons pas qu'il y ait de fritures sur la ligne entre Paris et Libreville", assure un ministre
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Ludovic Galtier
Ludovic Galtier

L'annonce de la réélection d'Ali Bongo face à l'opposant Jean Ping à la tête du Gabon mercredi 31 août a mis le pays à feu et à sang. L'Assemblée nationale a été incendiée et au moins deux personnes ont trouvé la mort au cours des heurts qui ont suivi. Les résultats d'une province du pays sont surtout contestés par l'opposition. Dans ce fief d'Ali Bongo, le président sortant a obtenu 95% des suffrages exprimés (99% de participation). Ces chiffres, complètement fous dans un pays comme la France, peuvent-ils être réels ? Au micro de RTL, Alain-Claude Bilie-By-Nze, ministre de l'Information du Gabon, botte tout de suite en touche. "Je vais vous donner un autre chiffre invraisemblable : le vote en faveur de M. Ping dans certains bureaux de son fief a atteint 104%."

Le porte-parole du gouvernement à Libreville préfère attaquer l'opposition. Il accuse Jean Ping d'avoir "mené une campagne haineuse où il a traité les Gabonais de cafards. Encore une fois, contester ce résultat, c'est chercher à masquer ce qui s'est produit. M. Ping avait l'intention de ne pas reconnaître des résultats et de jeter les Gabonais dans la rue avant même les résultats. M. Ping, qui est libre, fait en sorte qu'il y ait des émeutes à Libreville. Il joue à celui qui est persécuté." Le ministre de l'Information réfute les accusations de "répression de l'armée, comme en France, la police fait son travail pour ramener la sérénité."

10.000 Français vivent au Gabon

10.000 Français vivent au Gabon. Le ministre de la Communication du Gabon leur "conseille la prudence". "Malheureusement, il y a des hommes politiques qui tiennent des propos irresponsables et qui veulent faire basculer le Gabon dans la violence. Ses partisans et des émeutiers sont dans les rues et la police fait son travail pour les cantonner. Il n'y a pas de bombardement sur le QG de M. Ping."

Pour calmer les esprits, l'UE a demandé au Gabon de publier les résultats bureau par bureau. "Si l'UE veut aider le gouvernement gabonais à faire évoluer sa législation, nous sommes preneurs mais pour l'heure essayons de respecter la loi telle qu'elle a été adoptée par les Gabonais." Quant à ses relations avec la France, "premier partenaire du Gabon", le ministre assure qu'il ne "souhaite pas qu'il y ait de fritures sur la ligne entre Paris et Libreville".

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