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Fusillade au Texas : le tueur s'était échappé d'un centre psychiatrique

En 2012, le tireur s'était échappé du centre psychiatrique militaire où il avait été interné après avoir proféré des menaces à l'encontre de ses supérieurs de l'US Air Force.

Les forces de l'ordre aux abords de l'église où a eu lieu la fusillade, au Texas, dimanche 5 novembre.
Les forces de l'ordre aux abords de l'église où a eu lieu la fusillade, au Texas, dimanche 5 novembre. Crédit : ERICH SCHLEGEL / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
Eleanor Douet
Eléanor Douet
et AFP

Devin Kelley, qui a tué 25 personnes dans une petite église du Texas le 5 novembre, s'était échappé d'un centre psychiatrique militaire il y a cinq ans après avoir tenté d'introduire des armes à feu sur une base aérienne et proféré des menaces contre des supérieurs, selon un rapport de police auquel certains médias américains ont eu accès. 

Kelley, à l'époque caporal accusé de violences contre sa femme et son beau-fils, avait été arrêté dans la gare routière d'El Paso (Texas, sud) en juin 2012, selon un rapport de police publié sur le site internet de la télévision locale KPRC de Houston. Il venait de s'échapper d'une clinique de Santa Teresa (Nouveau Mexique), à une vingtaine de kilomètres de là, où il avait été interné pour avoir proféré des menaces de mort à l'encontre de ses supérieurs.

Le Pentagone a refusé de confirmer, indiquant à l'AFP que le ministère ne faisait aucun commentaire sur un éventuel problème psychologique d'un militaire.

Renvoyé de l'US Air Force

Selon le rapport de police, un témoin ayant signalé la disparition de Kelley a déclaré aux officiers que celui-ci, alors âgé de 21 ans, "souffrait de problèmes psychologiques et voulait s'enfuir" de la clinique en prenant un bus longue distance. Selon ce témoin, le militaire représentait "un danger pour lui-même et pour les autres car il avait été pris en train d'introduire des armes sur la base de Holloman" où il était stationné, à 150 km au nord d'El Paso. Le rapport souligne aussi que Kelley "voulait mettre à exécution (ses) menaces de mort".

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Décrit par ceux qui l'ont croisé comme un homme inquiétant à la vie personnelle ratée, Devin Kelley avait été recruté en 2010 par l'armée comme logisticien. Deux ans plus tard, il a été traduit en cour martiale pour des violences à l'encontre de son épouse et pour avoir fracturé le crâne du jeune enfant de celle-ci. La femme a demandé le divorce cette même année 2012.

Le caporal a pour ces agressions été condamné à un an de détention. Il a aussi été dégradé et renvoyé des rangs de l'US Air Force. En 2014, il a tenté sans succès d'obtenir en appel une révision de cette condamnation.

Il n'aurait pas dû pouvoir se procurer des armes

Dimanche, Devin Kelley a fait irruption dans une église de Sutherland Springs où il a abattu 25 personnes, dont une femme enceinte et des enfants en bas-âge, et fait 20 blessés. Il était armé d'un fusil d'assaut que ses condamnations auraient théoriquement dû lui interdire de se procurer.

Il est mort, touché par plusieurs balles, à l'issue d'une course poursuite avec deux civils qui l'avaient pris en chasse à la sortie de l'église. Ses motivations restent floues mais les enquêteurs ont évoqué un différend avec sa belle-mère, qui fréquentait ce lieu de culte. 

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