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Exfiltration de Français en Afghanistan : le patron du RAID décrit "l'opération périlleuse"

INVITÉ RTL - Jean-Baptiste Dulion, le patron du Raid, est revenu sur les contours de l'opération qui a permis d'exfiltrer 216 personnes depuis l'aéroport de Kaboul.

Jean-Baptiste Dulion, patron du Raid, le 4 février 2019.
Jean-Baptiste Dulion, patron du Raid, le 4 février 2019.
Crédit : SYLVAIN THOMAS / AFP
Le patron du Raid décrypte l'opération d'exfiltration de la France en Afghanistan
08:40
Le patron du Raid décrypte l'opération d'exfiltration de la France en Afghanistan
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Vincent Parizot - édité par Quentin Marchal

Au lendemain de l'opération menée par la France à Kaboul, mardi 17 août, le patron du RAID, Jean-Baptiste Dulion est revenu sur le déroulement des faits qui ont permis d'exfiltrer 216 personnes, dont 25 Français, qui s'étaient, pour la plupart, réfugiés dans les locaux de l'ambassade de France. "Je suis extrêmement soulagé car c'était une opération périlleuse dans un environnement très hostile et incertain", a confié Jean-Baptiste Dulion dans RTL Soir.

"Nos hommes mobilisés sur place étaient 11 au total et ont dû gérer l'ensemble des occupants de l'ambassade mais aussi les difficultés vis-à-vis de l'extérieur et les modalités de l'exfiltration à monter", détaille-t-il. 

"La protection de l'ambassadeur et du personnel diplomatique était assurée par le RAID et la protection de l'enceinte diplomatique qui est assurée par des gardes de sécurité de l'ambassade de la direction de la coopération internationale", met en avant Jean-Baptiste Dulion qui précise que "ces deux dispositifs se complètent pour assurer la sécurité de l'emprise et de l'ambassadeur".

"Avec la tournure des événements et l'enchaînement très rapide et non prévu de la prise de pouvoir par les talibans sur Kaboul, il a fallu dans l'urgence se réadapter et monter tant bien que mal un dispositif à la fois à l'ambassade et pour la protection de l'ambassadeur, notre mission première, sur l'aéroport" explique-t-il également.

Des négociations passées avec les talibans

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Le patron du RAID confie également que le transfert des 216 exfiltrés a pu se faire dans le cadre d'un accord passé avec les Talibans : "On n'avait pas le choix", souligne Jean-Baptiste Dulion. "Je voudrais rendre hommage aux hommes qui ont conduit cette opération car ils ont été remarquables de courage, de résilience et de professionnalisme sur l'ensemble de l'opération", ajoute-t-il.

"On a tout suivi en direct depuis la cellule de crise de Bièvre (locaux du RAID ndlr), dès dimanche soir, où les choses se sont empirées" relate-t-il en précisant que "ce sont les hommes sur place qui ont négocié avec les Talibans".

"Il y a eu deux niveaux de négociation : un via l'ambassadeur de France qui s'est joué avec la direction du mouvement taliban et nous, sur le terrain, on a été en constante recherche d'un responsable qui puisse nous aider et favoriser l'exfiltration, puisqu'on ne pouvait rien faire sans eux", détaille Jean-Baptiste Dulion.

"L'itinéraire était tenu secret et a fait l'objet d'une négociation constante avec une autorité talibane qu'on a réussi à identifier et dont on a senti que c'était quelqu'un avec qui on pouvait discuter et qui avait un vrai pouvoir" souligne également le patron du RAID. "Tout s'est ensuite monté avec eux et nous avons ensuite pris toutes les mesures pour sécuriser notre convoi, nos bus pour assurer le meilleur transport possible vers l'enceinte sécurisée de l'aéroport" de Kaboul" conclut-il.

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