2 min de lecture Faits divers

États-Unis : une policière se trompe d’appartement et tue son voisin

Le verdict du procès était très attendu. Une policière blanche a tué son voisin noir en pensant qu'un cambrioleur était chez elle. Elle s'était trompée d’appartement.

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États-Unis : une policière se trompe d'appartement et tue son voisin Crédit Image : RTL/Google Maps | Crédit Média : RTL | Date :
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Philippe Corbé
Philippe Corbé
édité par Noé Blouin

Meurtre ou erreur tragique ? Au Texas, le verdict du procès d'une policière blanche qui a tué un homme noir, était très attendu. Il y a eu, ces dernières années, plusieurs vagues d’émeutes après des acquittements de policiers ou d’agents de sécurité blancs qui avaient tué des noirs innocents. Notamment à Dallas, où il y a depuis des décennies des tensions entre la police et les minorités ethniques. 


Dans ce contexte, l'affaire avait donc soulevé une vague d'indignation lorsqu'elle a eu lieu, il y a un an, donnant lieu à des manifestations tendues. La policière n’a pas été immédiatement arrêtée et a été, dans un premier temps, seulement inculpée pour homicide involontaire. Mais si ce verdict était très attendu, c’est surtout parce que les circonstances de ce drame sont vraiment particulières, et pour tout dire, absurdes.


Un soir, Amber Guyger rentre chez elle après une journée de travail. La policière est armée, mais elle n’est plus en service. Elle arrive dans son immeuble, se dirige vers son appartement. Elle est fatiguée, elle a la tête ailleurs parce qu’elle parle au téléphone avec son partenaire de patrouille avec lequel elle échange des textos sexuels depuis des heures, elle flirte, il est marié, elle est sa maîtresse. 

Elle croyait qu'il allait la tuer, il était désarmé

Elle est dans le couloir, elle tient dans ses bras son sac à dos et son gilet pare-balles, elle glisse la clé dans la serrure, et là, surprise, la porte n’est pas verrouillée, elle entend du bruit à l’intérieur. Elle raconte qu’elle a "la peur de sa vie", elle sort son arme et pousse la porte. Elle aperçoit alors un homme noir à l’intérieur. Elle hurle "mains en l’air", et sans attendre elle tire. Puis tire encore, dans son torse. Elle affirme qu’elle croyait qu’il allait la tuer, mais l'homme était désarmé. Aucun voisin n’a entendu de  cri "mains en l’air" avant les tirs. C’est seulement à ce moment-là qu’elle se rend compte que ce n’est pas chez elle.

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Elle s’est trompée d’étage, elle a tiré sur son voisin du dessus. Elle appelle les secours, tente de le ranimer, mais alors que la policière est formée aux soins d’urgence, elle n’applique pas les gestes simples qui auraient peut-être pu interrompre l'hémorragie de son voisin, qui se vide de son sang et meurt. Dans la foulée, les secours et les enquêteurs trouvent son attitude étrangement détachée. Deux jours après avoir tué son voisin, elle échange des sextos avec son collègue, et lui raconte qu’elle a envie de se saouler. 


Sa personnalité a été au centre des audiences, par exemple un message qu’elle avait posté sur les réseaux sociaux, disait "Tuez le premier, mourez le dernier". Mais ses avocats ont plaidé la simple erreur, et ont tenté de lui faire bénéficier de la protection qu’offre la loi au Texas quand on tire sur un intrus chez soi. Allait-elle être acquittée ? Le verdict est tombé tout à l’heure, elle est jugée coupable de meurtre. On ne connaît pas encore sa peine, mais elle risque entre 5 et 99 ans de prison. 

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