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États-Unis : elle tue son petit-fils handicapé par inquiétude pour son avenir

L'affaire met les enquêteurs de Brandenton, en Floride, dans l’embarras. La vieille dame de 87 ans explique avoir agi par inquiétude pour l'avenir de son petit-fils.

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États-Unis : elle tue son petit-fils handicapé par inquiétude pour son avenir Crédit Image : Brendan Smialowski / AFP | Crédit Média : RTL | Durée : | Date :
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Philippe Corbé
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édité par Éléonore Merlin

Lilian Parks a 87 ans. L’ancienne infirmière a raconté à la police il y a quelques jours avoir délibérément donné des médicaments à son petit fils Joel, 30 ans, pour qu’il fasse une overdose.

Joel était handicapé, il avait des problèmes mentaux depuis un accident quand il était bébé, il n’était pas autonome, mais il n’avait pas de handicap physique. Il pouvait communiquer, travailler puisqu’il était employé dans une épicerie le samedi et le dimanche, les deux jours qu’il passait chez sa grand-mère. Le reste de la semaine, il était dans une institution pour handicapés.

La vieille dame dit qu’elle a préféré le tuer, car elle s’inquiétait de savoir ce qui allait arriver à Joel quand elle allait mourir. Elle a elle-même des problèmes de santé, et, à 87 ans, elle craignait de mourir subitement, sans avoir trouvé de solution pour Joel. 

Le jury va-t-il être sensible à sa détresse ?

C’est encore confus, ils ont été retrouvés visiblement endormis devant la télévision. En fait Lilian s’est réveillée, et a tout de suite indiqué que Joel, lui, ne se réveillerait pas, qu’il avait été drogué, et qu’il ne respirait plus. Est-ce qu’elle a voulu se suicider dans la foulée ? Le enquêteurs vont devoir le déterminer.

C’est une affaire difficile. Un jury peut être sensible à sa détresse. Mais en même temps, ça reste un meurtre, et rien ne justifie de mettre fin à une vie. Son grand âge n’est pas une circonstance atténuante. Son petit-fils avait certes un handicap, et n’était pas autonome, mais il n’était pas en fin de vie, ne souffrait pas, avait une vie sociale, il travaillait. 

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Ces meurtres de handicapés par des proches ne sont pas exceptionnels, on en compte 64 aux Etats Unis depuis le début de l’année. Et encore, c’est une estimation sous-évaluée, car beaucoup de ces morts données par des aidants ne sont jamais classées comme meurtres. Et puis cette affaire est très confuse aussi parce qu’il restait de la famille à Joel.

Son père était décédé, et les liens étaient distendus avec sa mère, qui vivait dans l’Ohio, à plusieurs milliers de kilomètres, mais elle dit maintenant qu’elle aurait pu s’occuper de son fils. La sœur de Joel était d’ailleurs venue d’Ohio, en Floride, à la demande de la grand-mère, c’est elle qui a retrouvé le corps. Elle est en colère, elle est convaincue que la grand-mère a prémédité tout cela depuis longtemps. Donc on ne sait pas vers où va aller cette enquête, homicide involontaire, meurtre ou assassinat. Les peines ne sont pas les mêmes. Et la grand-mère pourrait finir sa vie en prison

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