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États-Unis : une ONG va porter plainte contre Donald Trump

L'association dénonce le fait que Trump continue de percevoir de l'argent de gouvernements étrangers via son groupe Trump Organization.

Donald Trump au Capitole à Washington le 20 janvier 2017.
Donald Trump au Capitole à Washington le 20 janvier 2017. Crédit : J. Scott Applewhite / POOL / AFP
Félix Roudaut
Félix Roudaut
et AFP

Alors qu'il est président depuis à peine trois jours, Donald Trump enchaîne les ennuis. Polémique sur le nombre de personnes présentes à sa cérémonie d'investiture, manifestations monstres d'anti-Trump dans le monde entier, brouille avec les médias... Le 45e président des États-Unis se serait bien passé de l'annonce faite lundi 23 janvier par l'ONG Citizens for Responsability and Ethics in Washington (Crew). 

L'association assure qu'elle va assigner le républicain ce lundi au tribunal fédéral de Manhattan. Elle estime qu'en conservant, après son investiture, les liens capitalistiques qui l'unissent à des centaines de sociétés rattachées à son groupe, Trump Organization, il viole la Constitution. Un article du texte fondateur prévoit en effet qu'aucune personne n'occupant une fonction publique ne peut, sans l'accord du Congrès, "accepter de cadeau, d'émoluments, de fonction ou de titre de quelque sorte que ce soit d'un roi, prince, ou d'un État étranger".

L'ONG s'est entourée des meilleurs constitutionnalistes

Crew fait valoir que le milliardaire continue de percevoir "de l'argent et des faveurs de gouvernements étrangers, de clients de ses hôtels, de baux immobiliers et de transactions immobilières à l'étranger". Dans le viseur de l'ONG : la Chine, l'Inde et les Philippines. Car selon elle, "quand le président négociera des accords commerciaux avec ces pays, le peuple américain n'aura aucun moyen de savoir s'il pense aussi aux profits de Trump l'homme d'affaires". Pour mener à bien son action en justice, l'ONG Crew dit s'être entourée de plusieurs constitutionnalistes de haut niveau. 

Pour se prémunir contre d'éventuels conflits d'intérêts, Donald Trump a confié la direction de sa société à ses deux fils les plus âgés ainsi qu'à un associé de longue date, Allen Weisselberg. Il a également placé l'ensemble de ses participations dans un trust, géré par le même Allen Weisselberg. Mais il ne les a pas cédées, ce qui induit donc qu'il est toujours financièrement intéressé au sort de son groupe. Le directeur du Bureau pour l'éthique gouvernementale, Walter Shaub, avait jugé, après l'annonce de ces mesures par Donald Trump, le 11 janvier, que ce plan ne permettait pas d'écarter tout risque de conflit d'intérêts.

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