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Blocus dans les lycées : 400 à 500 établissements partiellement ou totalement fermés lundi, 24 ont été "incendiés ou saccagés"

Le ministre de l'Education annonce ce dimanche 4 octobre que les cours seront suspendus dans plusieurs centaines d'établissements lundi 5 octobre.

Edouard Geffray

Crédit : Ludovic MARIN / AFP

AFP & La rédaction numérique de RTL

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Les cours seront "totalement ou partiellement" suspendus lundi dans "400 à 500" lycées où les conditions de sécurité "ne sont pas réunies", et 24 établissements scolaires ont été "incendiés ou saccagés" en marge du mouvement lycéen lancé en début de semaine, a annoncé dimanche le ministre de l'Éducation nationale.

Dans les faits, il y avait déjà "entre 400 et 500" établissements qui avaient "suspendu les cours" vendredi, sur les 3.700 que compte le pays, et "il y en aura probablement autant lundi, mais avec une reprise partielle des cours, progressive", a précisé Édouard Geffray. Les fermetures interviennent lorsque "les conditions de sécurité ne sont pas remplies", soit pour des raisons matérielles, soit parce que des personnels "ont été directement visés", a expliqué le ministre. 

Des personnels de l'Éducation nationale ciblés

Édouard Geffray a dénoncé des "militants notamment d'ultra-gauche qui ont infiltré le mouvement lycéen, qui ont dépossédé les lycéens du mouvement et qui ont été extrêmement violents. Très clairement, ça fait aussi courir un risque et à nos personnels et à nos élèves". Il a déploré "78 personnes de l' Éducation nationale" qui "ont été blessées".

"On n'a jamais vu ça. Ils ont été attaqués délibérément parce qu'ils étaient personnels de l'Éducation nationale", a dénoncé Édouard Geffray. 

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Débuté le 17 septembre dans la région parisienne, le mouvement de protestation et de blocus des lycéens s'est progressivement étendu à tout le territoire et s'est enflammé jeudi dans de nombreuses villes de France.  

La journée de vendredi a été marquée par des tensions et plus de 1.700 interpellations - pour 5.000 au total depuis lundi - et les organisateurs appellent à la poursuite de la mobilisation mardi faute de "mesures concrètes". 

Les lycéens mobilisés revendiquent plus de moyens humains et financiers pour l'Éducation nationale, se plaignent de la pression de Parcoursup, de professeurs non remplacés, de bâtiments délabrés ou encore d'emplois du temps trop chargés. 

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